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Mercredi 26 décembre 2007
Merci à Pauline Croze,
pour la poésie de sa voix sur le fil,
et l'émotion qu'elle me procure
à chaque écoute...



 
T'es beau,
T'es beau parce que t'es courageux,
De regarder dans le fond des yeux,
Celui qui te défie d'être heureux.

T'es beau,
T'es beau comme un cri silencieux,
Vaillant comme un métal précieux,
Qui se bat pour guérir de ses bleus.

C'est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon coeur,
Qui forcent ma joie,
Quand je pense a toi,
A présent.

J'ai beau,
J'ai beau me dire qu'au fond c'est mieux,
Même si c'est encore douloureux,
Je n'ai pas de recoin silencieux.

C'est beau,
C'est beau parce que c'est orageux,
Avec ce temps je connais peu,
Les mots qui traînent au coin de mes yeux.

C'est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon coeur,
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi,

Toi qui sors de scène,
Sans armes et sans haine,
J'ai peur d'oublier,
J'ai peur d'accepter,
J'ai peur des vivants,
A présent

T'es beau...



Texte : Edith Fambuena, Pauline Croze
Musique : Pauline Croze
Arrangement : Edith Fambuena

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Jeudi 8 novembre 2007


L’album de famille de Delphine Balley

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Très étrange univers...
On s'attend à y rencontrer l'étrange Monsieur Jack,
ou une petite soeur de la famille Adams,
ou un orphelin baudelaire à la recherche de ses ancêtres...

Une grâce s'en échappe comme malgré elle,
on voudrait détourner les yeux, et même le coeur,
en regardant ces êtres cassés comme des poupées...

Vision intime qui nous renvoie à nous-mêmes endormis,
au plus profond de nos rêves,
quand la nuit s'est emparée de nos âmes
et nous emporte dans sa cavalcade...


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à découvrir sur le site des photographes

PHOTOSAPIENS


La-marie-du-tendre.jpg

"... Le projet photographique de Delphine intitulé L’album de famille peut être conçu comme une entreprise de recomposition d’un huis clos dans lequel elle a été et se trouve encore immergée. On ressent aussi fortement à travers les œuvres le besoin qu’éprouve l’auteur de s’empêcher de grandir, de rester fille avec sa vision de fille. Elle emprunte d’ailleurs aux enfants leurs manières tyranniques : en créant ses propres personnages à partir des vrais, Delphine prend possession de sa famille, en devient le cœur et la tête. Ce projet se poursuivant dans le temps puisque de nouveaux personnages interviennent dans sa narration. Delphine exprime, à travers ses photographies, la nécessité de transformer en personnages les êtres proches. Son univers familial est ainsi peuplé d’êtres mi-réels, mi fantastiques: le père aux mille cravates, qui se déguise en rocker dans sa garçonnière, quand personne ne le voit; la mère aux attelles, aux mille serre-têtes, au citron; la grand-mère dans ses brumes; le grand-père à la clé, gardien des secrets de famille; la tante cavalière, à la paupière cousue d’or; le maître-chien, rencontré par sa mère aux Emmaüs; le loup-garou du village..."


extrait de l'article de François Beaune.



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Mardi 30 octobre 2007

Movment, le salon  de coiffure de Natacha

habille ses tout nouveaux murs de mes plexis,
du 2 novembre au 31 décembre.

MovmentInviteMail.jpg

Un lieu de beauté pour présenter mes couleurs... et
de quoi lire en attendant que prenne la permanente !


W.movment.jpg

J'aime exposer dans des lieux inattendus,
des espaces où s'épanouit la serendipité,
assez décalés pour ouvrir à  l'imaginaire.


W.movmentplan2.jpg
Si vous passez par Genève,
n'hésitez pas à vous arrêter...

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Samedi 9 décembre 2006

 Une vérité qui dérange.
Documentaire (1h 38min)

Réalisateur David Guggenheim


Au cinéma en ce moment, un passionnant documentaire évoquant l'engagement d'Al Gore dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Voilà qui est plus que d'actualité, même si, enfin, la neige s'est annoncée dans nos vallées aujourd'hui...
Cette conférence est devenue un véritable "show", présenté plus de mille fois depuis sa défaite aux élections présidentielles. On ne connait pas le "futur-ex-Président des USA" - tel qu'il se définit d'emblée - sous cet aspect, et pourtant c'est l'activité principale de cet homme politique pas comme les autres.
Dès la fin des années soixante, alors qu'il n'est encore qu'un étudiant, Al Gore commence à étudier le problème du réchauffement climatique. Il a contribué à l'organisation des premières auditions du Congrès sur ce thème à la fin des années 70, peu après son élection à la Chambre des Représentants. Puis c'est auprès des dirigeants étrangers qu'il a continué à diffuser son message durant les années 80. En tant que Sénateur puis Vice-président, il a eu l'occasion de participer à de multiples rencontres internationales sur l'environnement.

Son "show" est une présentation multimédia, non partisane, associant de façon originale humour, dessins et informations scientifiques pour illustrer les conséquences dramatiques du réchauffement climatique. Il en profite pour inviter les Etats-Unis à prendre le problème de front.

On sent bien que chez cet homme, l'écologie une véritable passion. Je n'ai pas trouvé son discours catastrophiste, mais bien argumenté, essayant surtout d'éveiller les consciences et de rappeler qu'il n'est pas top tard pour sauver la planète de nos excès consuméristes.

Le réalisateur est proche de son sujet, curieux de l'homme, comme s'il cherchait à découvrir les motivations intimes de son combat. "Al Gore est devenu à mes yeux cet homme fascinant, posé et plein d'humour, qui se trouvait aussi posséder des connaissances encyclopédiques sur le réchauffement climatique. Et puis, j'ai découvert en lui un personnage remarquable qui avait fait un choix héroïque après une épreuve traumatisante, en décidant de tout mettre de côté pour consacrer sa vie à une cause dont nul ne voulait parler."


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Vendredi 1 décembre 2006

L'antre de Nosfell

Luit d'une ardente ferveur

L'âme est aux aguêts.



Concert hier soir, à l'entrée de Grenoble. 400 kilomètres aller et retour dans la soirée, pour deux heures de plongée dans un monde parallèle, un monde sans concession fait de fureur et de cris, de mélopées hurlantes et d'un blues blanc du fond de l'âme.

Aussi, j'ai pleuré, tant l'émotion me submergeait. Une émotion brute faite d'une énergie compacte comme un brasier. Sentiment étrange, partagé entre l'envie de fuir et aussi de ne plus jamais en partir. Fascination absolue.

J'ai juste pensé, quitte à faire, faire ce que j'ai à faire moi, et rien d'autre. Quitte à peindre, aller au bout de mes couleurs, de mes textures de mes écritures. Ne pas me censurer, j'ai pensé. Comme une urgence d'aller au bout de moi-même. Mais pas non plus me rompre, me briser. Me rappeler qu'il y a quelque part une faille et que seule la douceur l'empêche de m'écarteler.

Face à lui brut de mots de son de vie, j'ai tremblé devant la faille.






Pour donner envie d'en savoir plus...

Labyala Fela da Jawid Fel est son nom en langue Klokobetz.
Labyala (signifie "celui qui marche et qui guérit") Nosfell a inventé tout un univers parallèle au notre : Le Klokochazia. Depuis plus de dix, il l’érige, l’embellit, invente la langue, les contes et légendes, et utilise toutes ses palettes artistiques pour le faire vivre.
Le rythme des textes, sa gestuelle, les lumières, les poses, la voix qu’il prend, nous aspirent dans son univers. Il insuffle tant de vie et de beauté dans les histoires de ses personnages en qui il se réincarne tour à tour, qu'on est nous-même projeté dans notre imaginaire, comme un rêve éveillé, un voyage au tréfond de nous-mêmes. Pour présenter l’univers de Klokochazia, je reprends sa citation lors d’une interview :

Le pays de Klokochazia
"Ce pays est composé d'une île principale et de plusieurs plus petites. Il n'est pas géré par des hommes, mais par son histoire. Il y a sept forces fécondes, comme des personnages impalpables, qui ont la faculté de donner naissance à des êtres, par eux-mêmes, sans s'accoupler. Nosfell est le fils de Lugina, l'une de ces sept forces. Son rôle est de faire vivre des histoires à travers la scène."


Le site de Nosfell

et deux interviews pour comprendre son parcours, l'histoire...







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Vendredi 27 octobre 2006

Les poèmes à Lou

dans la voix sourde et profonde,

douce, comme l'eau d'un lac...


Jean-Louis T., 2006


Hier soir, Maison de la culture de Grenoble.
Dans l'auditorium comble, s'élève la voix de Jean-Louis Trintignant, ponctuée par les soupirs mélancoliques d'un accordéon tendre, épousant les vibrato d'un violoncelle ardent. Une heure et quart au rythme cotonneux de cette voix tendue et grave, qui contient dans son atonie toute la sensibilité d'un être humain qui a déjà parcouru un bon bout de chemin, croisé l'extase, épousé ses rêves, cotoyé l'impensable tristesse. Tout est dans cette voix tenue, cette silhouette forte et fragile presque immobile, et cependant vibrant de vie.

Après le spectacle, je ne savais pas si j'avais juste dormi, rêvé, ou seulement si je m'étais envolée, légère, sur les ailes de ses accents graves. Je me souviens que je souriais, parfois, je hochais la tête en signe d'assentiment définitif,  je fermais les yeux pour suivre les mots se déployer et caresser mon âme de leurs voiles intemporels, et puis je sentais là tout près mon amour vivant, tout ce vivant si fragile, si fébrile, extraordinairement simple.

Voilà, voilà ce que c'est la vie. Ce mélange de désastre et de perfection. Cette union du sentiment et de la distance.

Le soir, après avoir retrouvé notre ami Daniel, nous nous sommes glissés dans les coulisses. La silhouette du vieux lion se détachait dans le couloir vide. Je me suis avancée, et j'ai embrassé ce monsieur immense et simple, j'ai recueilli son sourire comme une grâce, avec dans mon coeur un doux et tendre respect.




Poèmes à Lou
Mise en scène de Marie-Hélène Sarrazin
Avec Jean-Louis Trintignant
Musique Daniel Mille et Erik Satie
Accordéon, arrangements et direction musicale Daniel Mille
Violoncelle Grégoire Korniluk


Lorsqu'en 1914, le poète Guillaume Apollinaire rencontre Louise de Colligny, sa Lou, il ne sait pas encore que cette idylle, sans cesse contrariée par les mutines dérobades de sa conquête, va lui inspirer ses pages les plus audacieuses et inventives. Lassé par les atermoiements de la belle, il s'enrôle en tant que soldat dans la grande guerre. Une correspondance avec Lou s'engage alors, émaillée de flamboyants calligrammes et poèmes où se superposent l'icône de sa bien-aimée et les images des tranchées.
Douleurs du corps, de l'esprit et du coeur croisent le fer dans cet enchevêtrement magnifié par l'absence, l'espoir d'un avenir, la défense du droit à la faiblesse, lorsque le désir est mutilé. Ligne de feu imputrescible où 'la nuit s'étoile et la paille se dore'...
L'acteur  Jean-Louis Trintignant a senti crépiter en ces  Alcools belliqueux et amoureux les braises d'une mélancolie inspirée et universelle.



Un commentaire...

"Choisir ce spectacle, c'est choisir un moment de pure poésie. Trintignant, l'immense acteur de tant de films et pièces de théâtre nous dit la Chanson du mal-aimé, il dit les mots de Guillaume Apollinaire accompagné par les sons de l'accordéoniste Daniel Mille avec lequel il avait déjà donné La valse des adieux d'Aragon en 99 et ceux du violoncelliste Gregoire Korniluk. Leur trio a quelque chose d'enchanteur, on se souvient peut-être de leur triomphe au dernier festival d'Avignon où ils donnèrent ce spectacle dans la cour d'honneur. Trintignant dit des extraits des poèmes tirés d'A l c o o l s et des célèbres Poèmes à Lou qui sont de purs poèmes d'amour, d'amour déçu puisque repoussé par la belle, Apollinaire partira s'engager dans la grande guerre de 14-18. La guerre cependant n'éteint pas cet amour, elle le sublime, alors dans ces poèmes, il nous parle de l'amour, de la mort, de la guerre de la vie et du désir de vivre. Cette langue poétique nous est proche et familière dans ses textes les plus connus comme ceux de la Chanson du mal-aimé : Moi qui sais des lais pour les reines / les complaintes de mes années / des hymnes d'esclaves aux murènes / la romance du mal aimé / et des chansons pour les sirènes, mais elle nous surprend encore par son érotisme et sa flamme qui brûle tout au long de ces pages. L'art de Jean-Louis Trintignant est de nous donner à entendre chaque mot, chaque syllabe dans un dépouillement absolu avec cette voix singulière et familière qui est la sienne. Tant de retenue et de justesse de ton nous plonge dans une écoute qui est un pur moment de grâce. Jamais la poésie ne nous a paru si proche et si belle, jamais nous n'entendîmes comme là cette confidence d'Apollinaire : je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt. Voilà un moment de spectacle rare et beau."
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Mercredi 4 octobre 2006


Pour ceux qui sont dans le coin  (???)
rendez-vous le 21 octobre à partir de 19 heures,

au Repaire des Ours,  Le Fayet
(sortie avant Chamonix, dans la rue de la gare,  tel 04 50 51 56 22),

pour tester avec vous notre nouveau répertoire à deux
en avant-première du tout proche Festival de Stick d'Allaire...





le lieu d'expo - concert
http://www.r-d-o.net


plus d'infos sur le musicien de stick Chapman ?
www.afstg.com/jacky mouvillat

voir les plexis d'anaka ?
www.anaka.org


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Mardi 3 octobre 2006


Un grand corps malade,


des mots qui fusent en rafale :


Lui répare le coeur.

 



 

La poésie du quotidien la douleur en silence la souffrance qui fait mur et puis la douceur à dire parfois ce qui étouffe le plaisir à en rire le quotidien qui grince et la balançoire qui berce encore nos rêves de mômes.
Merci pour ces mots parfois je les ris parfois je les pleure je les mets dans ma mémoire comme on coule du béton pour consolider les fondations se rappeler l'important d'être vivant l'urgence de rester debout même quand la fatigue use prématurément les articulations restent les syllabes martelées  comme des pas posés l'un après l'autre sur la chaussée encore marcher ne pas cesser un pied puis l'autre, une main dans la main de l'autre...

 



Je dors sur mes 2 oreilles

(extraits, © Grand Corps Malade, 2005)

J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration
Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs

Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs

A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris

Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
...

Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner
...

C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit
Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter
...

 C’est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
...

Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle
D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
...

La vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles


(© Grand Corps Malade, 2005)

 


 


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Samedi 23 septembre 2006
 


Un monde de cinglés


Petit vélo dans la tête


Tout le monde suit...



 

Spectacle au FJEP de Sallanches vendredi soir.
Ils commencent une tournée en France. A ne pas manquer...



Semianyki ou la famille russe,
par la Cie Le Licedeï

Semianyki veut dire la famille en Russe; une famille complètement déjantée entre le père, alcoolique, qui menace de partir, la mère, enceinte, qui menace d’accoucher, et une armée de marmots qui menacent de trucider tout ce qui passe, y compris les spectateurs, pour exister !

Folie poétique, rage inventive et humour corrosif se dégagent chez ces artistes. Cette légendaire troupe de St Petersbourg parcourt le monde en soufflant des spectacles plus dévastateurs les uns que les autres. Métaphores imaginaires d’objets, création d’images surréalistes, le jeu avec le public, et un accompagnement sonore incroyable...

Ces clowns ne parlent pas, et pourtant on comprend tout. Du mime français à la commedia dell’arte italiennen en passant par le clown populaire russe, la troupe du Théâtre Licedei rend le plus bel hommage qui puisse être donné au clown, à la fois traditionnel et contemporain, baigné d’une délicieuse sensibilité russe et d’une grande bouffonnerie.

Créé il y a plus de trente ans à Saint-Petersbourg, le Licedeï est le premier théâtre russe de clowns et de mimes. Danseurs, musiciens, acrobates et jongleurs, c’est toute l’expression d’un monde surréel qui se traduit par des sketches désopilants.


Compagnie Le Licedeï.

Clowns :

Olga Elisée,
Alexandre Gusarov,
Marina Makhaeva,
Kasyan Ryvkin,
Elena Sadova,
Yulia Sergeeva.


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Vendredi 1 septembre 2006

J'aime beaucoup le cinéma. Je me laisse emporter dans l'histoire et parfois je ressors comme habitée par un personnage, ça dure un peu, pas trop longtemps, heureusement. Mais il m'est arrivé, il y a quelques années, après avoir vu La Féline (remake avec Nastasia Kinski), de ressortir de la salle en rasant les murs, en feulant comme une panthère... (sic !). Hier, en revoyant pour la xème fois Les Enfants du Paradis, m'est venue l'envie d'ajouter une rubrique dédiée à mes coups de coeurs filmesques... Bien heureuse de l'inaugurer par ce chef d'oeuvre...

 

 

Les Enfants du Paradis

Réalisé par Marcel Carné, Dialogues de Jacques Prévert.

Date de sortie : 15 Mars 1945. Hier soir sur Arte. Durée 3h25


 


 

Le casting

 

Arletty (Garance), Jean-Louis Barrault (Baptiste), Pierre Brasseur (Frédéric), Maria Casarès (Nathalie), Marcel Herrand (Lacenaire ), Louis Salou (Le comte) Pierre Renoir

 

Le pitch

 

1840, boulevard du crime. Les amours contrariés de Garance et du célèbre mime Deburau, tous deux séparés par d'autres amours : Lacenaire, Frédérick Lemaître et un richissime comte pour Garance, la fidèle, aimante et malheureuse Nathalie pour Baptiste.

 

Quelques extraits de commentaires (ref. allo ciné)

 

... "Il n'y aura aucun mot pour qualifier l'émotion lors de la première projection que j'ai vu de ce film, c'est un chef d'oeuvre, que l'on me traite d'intellectuelle! ce n'est rien, ce fut une expérience magique, aussi magnifique que son "Juliette ou la clé des songes", Carné sait toujours mettre de la magie dans ses films, et j'avoue que c'est toujours un plaisir..."

... "Ce film mérite vraiment sa place au rang du patrimoine mondial. C'est violent et tendre, passionnel et tragique, c'est esthétiquement beau, splendidement interprété. On suit l'histoire de personnages fascinants (j'aime tout particulièrement le Lacenaire que Prévert, à l'écriture, et Herrand, à l'interprétation, ont créé)...."

 

... "Que dire d'original tant tout a été si bien dit par les critiques ou les spectateurs? Oui le cinéma français est capable de produire des oeuvres sublimes,intemporelles,universelles et surtout indémodables. Le boulevard du Crime est restitué avec une authenticité sans pareille,le chassé-croisé des personnages entre le théâtre et l'amour n'a jamais été égalé par la suite malgré une flopée de films prétendant ou essayant simplement d'y parvenir. On reconnait aussi la poésie sublime et si humaine de Jacques Prévert à travers des dialogues magnifiques. Ces histoires d'amour impossibles ne disparaissent jamais dans la mémoire de ceux qui ont adoré ce film comme on peut aimer la vie quand la noblesse du coeur se trouve au rendez-vous. Pour finir,il faut souligner l'interprétation prodigieuse,le mot n'est pas galvaudé de TOUS les acteurs et actrices. On pense bien sûr à la grande Arletty(sublime Garance)à Jean Louis Barrault(inoubliable Baptiste) à Pierre Brasseur(formidable Frédéric)mais ajoutons aussitôt que Marcel Herrand,Louis Salou,Maria Casarès se montrent à la hauteur de leurs prestigieux partenaires,ce qui n'était pas acquis au départ. La preuve est ainsi apportée une fois de plus qu'une oeuvre grandiose finit toujours par sublimer tous ceux qui y participent et qu'elle entraîne vers le haut tout le reste,de la mise en scène au scénario en passant par la musique et les acteurs."

Et pour ce que j'en dis, moi... Voilà le plus immense chef d'oeuvre de l'art cinématographique, bouleversant, cruel et tendre, un film d'amour fou et si humain.... Rien à ajouter sinon qu'il est aussi indispensable à la vie que l'air du temps qu'on y respire.

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