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Samedi 29 juillet 2006

 

 

Seule avec moi-même

Dans le chalet déserté

J'ai dormi cette nuit.

 

 

J'écris sur un imac blanc version de poche, en mac OS 9. Je ne peux pas insérer les images ou modifier automatiquement la mise en page, ce qui me demande des trésors d'ingéniosité pour trouver des solutions... présentables.. J'enregistre les java codes pour reformater les textes, diverses indications techniques que je trouve, et copie-colle... Ma grande fille insère les images depuis le PC de l'agence où elle travaille cet été... Même pas envie de changer de matériel, j'aime trop mon petit compagnon électronique qui m'a si souvent sauvé de soirées de détresse ou de solitude...

 

 

J'écris le soir, ou le matin au réveil, quand la maison est calme et que plus aucun bruit ne vient perturber le grand silence frisé de nos montagnes. Je pianote mon clavier posé sur mes jambes, assise dans mon lit. Ma chambre occupe la sous pente du chalet sur la façade sud. Deux grandes fenêtres en triangle découpent un paysage de vallées et de forêts incroyablement touffues, où les verts dessinent un paysage comme une marée sylvestre, découpée sur fond de ciel ciel. Ma chambre, mon refuge.

 

 

Les rideaux sont jaunes soleil, je les ai cousus dans un bout de tissu à la forme isocèle des grandes baies. Par la fenêtre on aperçoit aussi l'avancée du toit avec les bras de force qui soutiennent les chevrons sagement ordonnés. Sur les murs, du bois, un crépi blanc sommaire, encore du bois, et au sol un plancher clair. Mon lit est calé dans une sorte d'alcove entre la fenêtre et le retour de la petite salle de bain de l'étage, avec des bouquins partout. Une couette dans les rouge, ou jaune, ou lie de vin, ou orangé, les couleurs que je préfère dans mon environnement personnel, chaudes et rassurantes, comme un cocon souriant. Face à mon lit, un bureau fait d'une planche de bois, parsemé de papiers urgents qui se prélassent en attendant mon improbable disponibilité. Un écran d'ordi que je connecte à mon ibook pour retoucher les images, mais la plupart du temps je bidouille tout sur mon ibook. et une grande chaise de ministre que le papa de mes enfants m'a offerte il y a des années et que j'ai emportée partout. La voici revenue au bercail... Sur son dossier un foulard recouvert d'un imprimé ethnique qui lui aussi me connait depuis des siècles... A droite du bureau, dans le prolongement du bureau, des rideaux légers orange dissimulent la penderie qui court sur la longueur du mur. De retour à l'entrée de la chambre, le tout petit palier donne sur la toute petite salle de bain et des toutes petites toilettes qui me sont réservées...

 

 

C'est la seule pièce de l'étage. Le chalet a été construit en plusieurs étapes, au fur et à mesure de nos moyens. La base faisait un carré de 25 mètres carrés, sur deux étages plus la chambre dans la sous pente. Tout en bas, au niveau du sol, c'était l'atelier où le papa des filles a construit de chalet avec ses machines à bois. C'est devenu mon espace où je peins et dessine, et entrepose mes plexis au retour des expos, qui envahissent les murs de leurs mots et de leurs couleurs.

 

A l'étage accessible par un escalier en pierres taillé par le grand père, puis quelques marches en bois, le salon-cuisine-cheminée. Nous avons agrandi le chalet en deux temps, d'abord la chambre de ma grande derrière la cuisine, un drôle d'espace avec un bout de mezzanine. Puis quand j'attendais ma seconde fille, au retour de notre hier aux USA, nous avons élargi le chalet par le côté ouest, en ajoutant, un vrai salon, une chambre pour la seconde, et une mezzanine. L'atelier de menuiserie s'est aussi agrandi à l'étage inférieur.

 

 

Et puis je suis partie, six ans. Les filles n'ont jamais vraiment quitté la maison, elles y passaient tous leur week end et vacances. Comme si elles avaient deux maisons. Y revenir pour elles n'a pas été vraiment difficile, le terrain était resté très familier...

 

Nous avons repris la maison il y a deux ans, après la mort de leur papa. C'est la maison de mes filles, le troisième enfant de leur papa, je l'entretiens et je m'en occupe, fidèle à sa mémoire. Dans l'atelier, j'ai fait faire un appartement pour m'y installer le jour où les filles voudront reprendre leur maison. mais je n'en sais rien, c'est juste pour imaginer avec un petit coin à moi. Pour le moment il est loué à un jeune couple. Ici se loger est un vrai casse-tête pour les saisonniers ou les jeunes salaires. C'est le paradis à petit prix pour eux... Au dessous du chalet, le papa de mes filles a construit un petit "mazot" (petit chalet) où vit également un jeune couple. J'apprécie beaucoup leur présence discrète et bienveillante, dans ce village où nous sommes très isolées depuis notre réintégration dans la maison.

 

 

Parfois j'ai la sensation d'être "la Dame de Haute-Savoie"

 

 

Je n'ai jamais été attachée aux lieux. Attachée aux personnes qui vivaient dans ces lieux, oui, mais aux pierres, aux terres, non. Quand mon père est mort j'ai quitté la maison de mon enfance en région parisienne, pour ne jamais y revenir. Quand je suis partie d'ici il y a six ans, ce qui me manquait le plus, au débiut, c'était les arbres que j'avais plantés et que je ne voyais pas grandir...

 

Aujourd'hui ma vie est ici, c'est une réalité simple que j'admets...

 

 

Autour de la maison il y a des montagnes, des arbres, des vergers, une source, des vaches qui passent le matin avec leurs grosses cloches pour aller paître dans les grands champs en dessous, et qui remontent le soir dans le chemin pentu, leur pis frottent et laissent éclater des grands jets de lait à chacun de leur pas, juste avant la traite...

 

L'hiver on ne peut plus accéder à la maison en voiture, le chemin étroit d'accès est trop pentu. Il n'y a plus que du blanc, et le silence. Et les matinées passées à déneiger la grande cour avec le "râcle" ou à la pelle. Et les bonhommes de neige qui fleurissent aux côtés des arbres empesés de lourds manteaux d'hermine.

 

L'hiver il fait très froid. On chauffe au bois, avec une cheminée "à cassette", l'air chaud est pulsé à travers la maison. Dans les mois les plus froids, l'âtre ne suffit pas à nous donner la chaleur minimum de confort. Le matin il faut se lever tôt pour relancer la braise qui s'est éteinte.

 

Coté ouest, pour isoler et étanchéifier l'appartement qui a remplacé l'atelier, j'ai fait recouvrir la terrasse d'un plancher. Et j'ai ouvert le mur du chalet sur presque toute la longueur. C'est la vue que je préfère, elle donne sur un grand champ vierge et des vergers de paysage normand, avec la pente en plus... Avec le dérochoir au loin en plus, les falaises du désert de platé.

 

 

Quand je suis partie je croyais que je n'aimais plus rien de cet endroit sauvage et luxuriant. Aujourd'hui, j'ai parfois cette sensation étrange que des racines me poussent depuis l'intérieur... Cette sensation étrange que ce pays que j'ai fui est revenu me chercher, m'a ramené dans un bercail qui pourrait être le mien.

 

 

C'est là, chez moi.

 

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Mercredi 26 juillet 2006

 

Encore des infos.... Ce n'est pas de la poésie, mais la nécessité prosaïque, ce matin, de poser à plat ce qui m'étouffe depuis quelque temps. De faire le point sur le net, le net dans ma tête...

 

http://www.athias.net

 

 

LA BLESSURE ORIGINELLE

 

Définition

L'amour comme principe d'union et de cohésion de l'univers, de la terre et à la Mère.

Les corps simples tendent par l'attraction, qui est une sorte d'amour, au point de l'espace qui leur fut destiné. Les corps composés ont une sympathie, un amour du même genre que le précédent, pour les lieux où ils se formèrent. Ils y acquièrent la plénitude de leur développement; ils en tirent toutes leurs vertus.

Les plantes manifestent déjà une préférence, un amour plus marqué, pour les climats, les expositions, les terrains plus favorables à leur complexion. Les animaux donnent des signes d'un attachement plus vif, d'un amour aisément reconnaissable, qui les rapproche entre eux et quelquefois les rapproche de l'homme.

 

Symbolique

En ce qui concerne l'homme, l’amour est donc rattache à ce grand principe universel de cohésion, de fusion. L’amour dans cette cohésion de l’univers dans le sens d’ « être attaché ensemble »; cohésion « proximité, contact ». C'est donc lié au contact maternel, grand principe biologique de survie jusqu’au sevrage.

 

Complexe de sevrage. Réaction se manifestant par la difficulté à accepter toute forme de séparation ou d'autonomie. Le sevrage est une étape obligée de l'autonomie, et s'il est brutal et traumatisant il sera assimilé à un rejet.

Le sens est posé : Amour et Sevrage. Alors comment comprendre l’équation douloureuse : AMOUR = souffrance ?

 

Biologique

 

On peut rattacher en biologie l’amour au coeur et l'infarctus du myocarde ne serait rien d’autre que la perte de l’union à la terre et au territoire.

En hébreux, le cœur s écrit LB et si l'amour est lié au sevrage (comme je le suppose). Il est physiologiquement lié à la glycémie et donc au pancréas (qui s écrit en hébreux LB LB soit cœur-cœur)

L’ouverture du deuxième cœur, autre que celui du clan et orienté vers autrui, en rapport à la socialisation et nous préparant ainsi vers l’amour des autres.

La glycémie se traduit dans son étymologie (formé du grec « doux » et émie « sang »). « Le doux dans le sang ». Le doux de la mère puis il devient l’aigre-doux ou le doux-amer.

Si l'on prend comme principe que l’hypoglycémie est liée à la répugnance il est clair que l’équation se simplifie : AMOUR = souffrance.

Et d’autre part que le diabète est lié à la résistance, on trouve : Amour = la peur de ne plus être unie et de voir l’autre me laisser mourir.

 

Conséquences

 

Le manque ou l’absence d’amour met l’individu dans la fusion. Son besoin de cohésion sera exprimé dans la fusion du couple et dans la dépendance.

 

 

Je suis devenue diabétique insulino dépendante à 24 ans, après la mort accidentelle de mon père, il y a 19 ans.

Ma mère a quitté la maison en me laissant, j'avais 10 ans.

Je suis dépendante affectivement, par peur de l'abandon.

Je choisis encore un homme qui me fait revivre cette souffrance d'abandon. Qui ressemble à mon père.

Je choisis de m'attacher à un homme que je ne peux aimer (image du père), à qui je ne peux que reprocher de m'abandonner (conflit à la mère). Pour rester fidèle à la mémoire d'abandon ?

J'ai de la répugnance pour cet homme, qui entre dans un conflit de résistance (répugnance-résistance, conflit du diabète).

 

Encore combien de temps vais-je SURVIVRE ?

Ou m'interdire de vivre ?

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Mercredi 26 juillet 2006

 

http://www.athias.net/forum/

 

Des infos passionnantes sur le décodage biologique, par un maître en la matière, au caractère totalement in-maîtrisable, mais avec un instinct remarquable... Ca vaut le coup de jeter un oeil...

Un extrait... qui me concerne particulièrement, ce matin où, levée de bonne heure, je rumine de nouveau sur cette relation douloureuse que je m'impose encore... Mais les choses évoluent, comme une distance qui m'invite enfin à regarder le monde autour de moi et découvrir l'espace au lieu des murs dont je m'entoure...

 

 

BIOLOGIE D’UNE SEPARATION DIFFICILE

 

Saturne au carré de/ Mercure opposé Lune : conflit entre la profondeur et la légèreté. L’attente et l'impatience; les choses restent "en souffrance" au lieu d'être expédiées. Je suis immobilisé; au point mort; c'est un aspect d'immobilisme. Mercure opposé lune = changements ++++. Mais Saturne bloque et il n'y a plus de mouvement possible.

 

Je lui ai donné toute ma confiance et toute la place, j’ai peur de ne plus être capable de m’investir et d’aimer à ce point.

Elle considère mon Amour à la légère, c’est ce qui cause ma souffrance et ce qui me fait mal (égotiquement) c’est de réaliser à quel point je me suis trompé à son sujet.

Pour ne pas montrer ma déception je ne veux pas couper le lien, je m’enferme dans mon silence et je crois devoir continuer à la défendre et à la protéger de sa solitude et de son désespoir.

Je lui offre encore mon espérance pour ne pas qu’elle meure !!

Je suis fatiguée d'attendre que l’on m’aime et c'est pourtant la seule chose que je désire.

 

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