Le monde est ceint d'océans
de croyances moutonneuses
Vagues à l'âme
Lame de fond
Les espoirs s'écrasent
sur les plages sablonneuses des désenchantements
Le monde est lavé d'eau javellisée
où l'on nage en longueurs pour y retrouver la paix de l'âme,
Un bras à après l'autre creusant le liquide cristallin,
Parfois des larmes s'y noient sans pour autant remonter le niveau...
Le mot du monde,
Silence tonitruant comme après l'orage,
Il y monte des effluves vertes et des senteurs de fleurs
pour enivrer le coeur brisé qui bat encore faiblement,
Un petit coucou par terre,
Un petit coucou au sol...
Le monde est servi dans un verre d'eau
où descendent dans les gorges serrées
quelques gouttes de regret
Déglutir un peu
Dans le grand vide,
Retrouver dedans la paix,
Oh,
la joie existentielle...
J'ai voulu peindre
Mais le pinceau a vomi
la couleur. Silence
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