Le vrai
centre d'un cercle
est un point. Or le point est sans
position et sans dimension, situé par-delà
notre monde. Cerce et sphère prennent naissance
en lui, ils en sont la manifestation. Le stade de la potentialité
y atteint son développement formel. La loi du monde est le mouvement,
celle du centre est l'immobilité. La vie est une perpétuelle danse autour du
milieu du centre, une incessance circumambulation autour de l'invisible. Chacun
est à la recherche de son centre, mais où trouver ce point ? Nulle part puisqu'il
est sans position. Partout puisqu'il est le fondement de toute chose. La circumambula-
tion autour de l'invisible est le modèle archétypal de la vie. Pour pouvoir saisir et appré-
hender la matière, connaître la dimension est indispensable. Sans les formes visibles l'in-
visible ne peut se révéler. L'univers visible est l'instrument qui permet le contact avec la
transcendance. Roue de la vie et mouvement, image de l'univers naissant à tout instant du
centre unique, s'étendant vers la périphérie et en même temps ramenant la multiplicité
vers le centre unique. A l'extérieur comme à l'intérieur, dans quelque domaine que ce
soit on rencontre les mêmes structures de base. Ce modèle fondamental, chacun
de nous le porte en soi et le reconnaît comme représentation de la vie. L'un, le
centre, échappe à toute représentation intellectuelle. Il est vivant en chacun
de nous, mais ni la volonté ni l'intellect ne peuvent nous en faire prendre
conscience. Même si les mots ne facilitent pas notre cheminement
vers l'essentiel, paradoxalement ils nous en rapprochent par
leur seule tentative de l'énoncer. Dans ce voyage au
coeur de l'homme, il est bon de s'aventurer en des
terres étrangères, car notre quête du centre
unique nous ramène toujours à
l'endroit précis d'où nous
sommes initialement
partis.
Texte reproduit sur les plexis ronds d'anaka, écrit d'après les pages de Rüdiger Dahlke extraites de :Mandalas : comment retrouver le
Divin en soi
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