Bleue la bête ronronne
Et les touments saupoudrent
des petits elfes rouges
A6 26 septembre 2007 anaka ©J'ai caressé son pelage
Enfoui ma tête sous ses poils.
A6 26 septembre 2007 anaka ©
A6 26 septembre 2007 anaka ©
A6 demi-format 23 septembre 2007 anaka ©
A4 demi-format 23 septembre 2007 anaka ©
Dans l'antichambre
des secrets dorment entre eux deux
qui se chuchotent.

A6 23 septembre
2007 anaka ©
Parfois ils ne se rappellent
même plus de quoi ils parlent...
Fêtes galantes
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.
Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.
- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

A6 - 22 septembre 2007- Rouge Baiser - anaka ©
A6 - Au
Soleil - anaka 2M7 ©
...ça commence comme un goût de bonheur.
Une petite larme de plaisir dans la purée de sentiment,
donne toute son onctuosité à l'amalgame.
Une noisette d'élan fond, saupoudrée de quelques brins de tendresse.
Au lieu de touiller les mots de toutes ses forces,
incorporer délicatement les blancs entre les phrases pour alléger la texture.
Ajouter un peu de sel, mais juste une fine pincée.
Quelques poudrées de piment, sans calculer, le dosage est instinctif.
Goûter du bout de la langue, délicatement.
et si c'est bon, lécher la cuillère...
A6.
ma poule - anaka 2M7 ©
Contine en déroute pensées en broussaille désordre gémissant sous la douche laver un doute et noyer dans l'eau chaude ces images qui tournent tournent couper le contact où est donc passé cet interrupteur interruption mais qui va là personne personne frotter les yeux effacer la photo de la rétine me concentrer le boulot les mots à écrire les histoires à retranscrire rendez-vous cet après-midi faut que je travaille un boulot stable rprendre le cours de la vraie vie rationnelle raisonnable existence sociale faire partie du lot du troupeau revendiquer la place trouver sa définition dans le grande notice existentielle la vraie vie avancer quoi faire d'autre pour arrêter la profusion exsangue l'hémorragie encore des couleurs des papiers découpés des morceaux de coeur recollés les uns sur les autres comme s'ils pouvaient effacer la fêlure la faille qui déchire le tissu écarte les pans effrange les sentiments les espoirs fait voler en éclats les promesses de bonheur ma musique à tue-tête pour couvrir les cris sous la boite cranienne il faudrait du silence oui il faudrait parce que ça manque et que je ne sais pas où il se terre ce silence qui apaise ce silence qui caresse et fait taire la douleur un grand pan de tissu blanc sur le rouge en fusion le grenat tourmenté les bleus de cendre dans le fracas la tête éclate oh le chaos c'est parfois mieux un big band pour repartir à zéro je vais me lever faire comme si de rien n'était mettre un pied devant l'autre et puis continuer à écouter ces voix de la raison qui me tancent de fuir d'arrêter de renoncer oui c'est si difficile et pourtant en moi l'oreille interne n'a pas accès à la voix de la raison l'espérance demeure comme un cheval piaffant muselé et piaffant je ressens dans ma peau le frémissement de sa croupe le feu follet de sa crinière l'écartement impatient des naseaux pour aspirer un peu d'air on manque d'oxygène par ici le cheval galope dans mon âme et parcourt mes artères à en faire bouillir le flot de sang qui les parcourt mais dehors rien ne transperce vraiment comme est-ce possible de faire comme si à ce point quelque chose va craquer something got to give to give what to whom les mots sont sortis comme un éclat de lave d'un volcan en fusion crachés en lambeaux de larmes sèches je n'ai plus assez d'eau pour pleurer je sens en moi la peur le désarroi l'effarement et puis une autre partie me regarde en haussant les sourcils se peut-il se peut-il va-t-elle entendre va-t-elle enfin renoncer à la passion et s'agenouiller devant l'autel du bon pêcheur repentant Saint Augustin n'a-t-il pas renoncé aux feux de l'amour Bernard de Clairveaux a fait fi des amours gloire et beauté pas de place pour un sitcom de piètre qualité spirituelle ah ben oui l'amour c'est quand même aussi surtout d'abord essentiellement trivial une histoire de tripes qui ne se raisonne pas un truc qui prend sans intelligence sans recul sans réflexion sophia peut aller se rhabiller avec ses grandes pensées les muses danseront sur le cadavre encore chaud des sentiments exacerbés....
Mon phénix, il ressemble à
Un coup de téléphone inquiet après quelques mots trop bleu
Une assiette de crevettes délicatement épluchées et parfumées à la coriandre...
Un peu de temps consacré à mes larmes
Un bras ami qui m'enlace comme pour alléger ma peine
Une opération qui tourne bien
Une conversation entre mes narines et l'humus
La voix amie qui me rassure, me renvoie à moi-même
Un mail ami, puis deux, puis trois, emplis de soleil et de force
Les ailes du sommeil qui m'enveloppent et font fi de mes insomnies
Un mot d'amour sur mon téléphone : Mammmmaaaan je t'aaaaaaime. (merci ma grande...)
Un rire de plus, encore, encore, même si "les devoirs c'est trop long" (merci ma petite)
Une visite amie, réconciliatrice, tranquille, confiante.
Une lettre de fin d'amour emplie d'amour.
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