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Lundi 31 juillet 2006

 

 

Une nuit en alpage

et un jour très loin de tout :

J'ai goûté l'absence

 

Le silence, et le vertige des grands vides, à flanc des arêtes qui plongent dans la vallée.

 

Au matin, le soleil pique déjà, l'herbe encore humide de rosée ploie sous mes pieds nus.

 

Quelques vaches indolentes, visiteuses indolentes. Je me crois Heidi dans les alpages. Envie de gambader deci delà, à peine vêtue, légère comme une libellule.

 

Tout autour l'air est rempli de crissement de milliers d'insectes. La ville d'en-dessous, le moteur quatre temps des abeilles, le strident ULM des moustiques déguisés en léopards, la tronçonneuse grasse des sauterelles...

 

Je suis restée longtemps sur le gros rocher, face à la chaîne du Mont-Blanc qui déploie l'impériale beauté de sa chantilly éternelle.

 

J'ai guêté les chamois dans les couloirs de la montagne de Pormenaz, scruté les dérochoirs sous le désert de Platé pour y déceler un semblant de mouvement.

 

 

Tout à coup entre le monde et moi

Entre eux et moi,

Entre lui et moi,

Une distance infranchissable,

Comme deux astéroïdes dérivant

A travers la galaxie

 

 

Pas grave, j'ai pensé.

L'univers est assez vaste

Pour tant de planètes

 

 

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Samedi 29 juillet 2006

 

 

Seule avec moi-même

Dans le chalet déserté

J'ai dormi cette nuit.

 

 

J'écris sur un imac blanc version de poche, en mac OS 9. Je ne peux pas insérer les images ou modifier automatiquement la mise en page, ce qui me demande des trésors d'ingéniosité pour trouver des solutions... présentables.. J'enregistre les java codes pour reformater les textes, diverses indications techniques que je trouve, et copie-colle... Ma grande fille insère les images depuis le PC de l'agence où elle travaille cet été... Même pas envie de changer de matériel, j'aime trop mon petit compagnon électronique qui m'a si souvent sauvé de soirées de détresse ou de solitude...

 

 

J'écris le soir, ou le matin au réveil, quand la maison est calme et que plus aucun bruit ne vient perturber le grand silence frisé de nos montagnes. Je pianote mon clavier posé sur mes jambes, assise dans mon lit. Ma chambre occupe la sous pente du chalet sur la façade sud. Deux grandes fenêtres en triangle découpent un paysage de vallées et de forêts incroyablement touffues, où les verts dessinent un paysage comme une marée sylvestre, découpée sur fond de ciel ciel. Ma chambre, mon refuge.

 

 

Les rideaux sont jaunes soleil, je les ai cousus dans un bout de tissu à la forme isocèle des grandes baies. Par la fenêtre on aperçoit aussi l'avancée du toit avec les bras de force qui soutiennent les chevrons sagement ordonnés. Sur les murs, du bois, un crépi blanc sommaire, encore du bois, et au sol un plancher clair. Mon lit est calé dans une sorte d'alcove entre la fenêtre et le retour de la petite salle de bain de l'étage, avec des bouquins partout. Une couette dans les rouge, ou jaune, ou lie de vin, ou orangé, les couleurs que je préfère dans mon environnement personnel, chaudes et rassurantes, comme un cocon souriant. Face à mon lit, un bureau fait d'une planche de bois, parsemé de papiers urgents qui se prélassent en attendant mon improbable disponibilité. Un écran d'ordi que je connecte à mon ibook pour retoucher les images, mais la plupart du temps je bidouille tout sur mon ibook. et une grande chaise de ministre que le papa de mes enfants m'a offerte il y a des années et que j'ai emportée partout. La voici revenue au bercail... Sur son dossier un foulard recouvert d'un imprimé ethnique qui lui aussi me connait depuis des siècles... A droite du bureau, dans le prolongement du bureau, des rideaux légers orange dissimulent la penderie qui court sur la longueur du mur. De retour à l'entrée de la chambre, le tout petit palier donne sur la toute petite salle de bain et des toutes petites toilettes qui me sont réservées...

 

 

C'est la seule pièce de l'étage. Le chalet a été construit en plusieurs étapes, au fur et à mesure de nos moyens. La base faisait un carré de 25 mètres carrés, sur deux étages plus la chambre dans la sous pente. Tout en bas, au niveau du sol, c'était l'atelier où le papa des filles a construit de chalet avec ses machines à bois. C'est devenu mon espace où je peins et dessine, et entrepose mes plexis au retour des expos, qui envahissent les murs de leurs mots et de leurs couleurs.

 

A l'étage accessible par un escalier en pierres taillé par le grand père, puis quelques marches en bois, le salon-cuisine-cheminée. Nous avons agrandi le chalet en deux temps, d'abord la chambre de ma grande derrière la cuisine, un drôle d'espace avec un bout de mezzanine. Puis quand j'attendais ma seconde fille, au retour de notre hier aux USA, nous avons élargi le chalet par le côté ouest, en ajoutant, un vrai salon, une chambre pour la seconde, et une mezzanine. L'atelier de menuiserie s'est aussi agrandi à l'étage inférieur.

 

 

Et puis je suis partie, six ans. Les filles n'ont jamais vraiment quitté la maison, elles y passaient tous leur week end et vacances. Comme si elles avaient deux maisons. Y revenir pour elles n'a pas été vraiment difficile, le terrain était resté très familier...

 

Nous avons repris la maison il y a deux ans, après la mort de leur papa. C'est la maison de mes filles, le troisième enfant de leur papa, je l'entretiens et je m'en occupe, fidèle à sa mémoire. Dans l'atelier, j'ai fait faire un appartement pour m'y installer le jour où les filles voudront reprendre leur maison. mais je n'en sais rien, c'est juste pour imaginer avec un petit coin à moi. Pour le moment il est loué à un jeune couple. Ici se loger est un vrai casse-tête pour les saisonniers ou les jeunes salaires. C'est le paradis à petit prix pour eux... Au dessous du chalet, le papa de mes filles a construit un petit "mazot" (petit chalet) où vit également un jeune couple. J'apprécie beaucoup leur présence discrète et bienveillante, dans ce village où nous sommes très isolées depuis notre réintégration dans la maison.

 

 

Parfois j'ai la sensation d'être "la Dame de Haute-Savoie"

 

 

Je n'ai jamais été attachée aux lieux. Attachée aux personnes qui vivaient dans ces lieux, oui, mais aux pierres, aux terres, non. Quand mon père est mort j'ai quitté la maison de mon enfance en région parisienne, pour ne jamais y revenir. Quand je suis partie d'ici il y a six ans, ce qui me manquait le plus, au débiut, c'était les arbres que j'avais plantés et que je ne voyais pas grandir...

 

Aujourd'hui ma vie est ici, c'est une réalité simple que j'admets...

 

 

Autour de la maison il y a des montagnes, des arbres, des vergers, une source, des vaches qui passent le matin avec leurs grosses cloches pour aller paître dans les grands champs en dessous, et qui remontent le soir dans le chemin pentu, leur pis frottent et laissent éclater des grands jets de lait à chacun de leur pas, juste avant la traite...

 

L'hiver on ne peut plus accéder à la maison en voiture, le chemin étroit d'accès est trop pentu. Il n'y a plus que du blanc, et le silence. Et les matinées passées à déneiger la grande cour avec le "râcle" ou à la pelle. Et les bonhommes de neige qui fleurissent aux côtés des arbres empesés de lourds manteaux d'hermine.

 

L'hiver il fait très froid. On chauffe au bois, avec une cheminée "à cassette", l'air chaud est pulsé à travers la maison. Dans les mois les plus froids, l'âtre ne suffit pas à nous donner la chaleur minimum de confort. Le matin il faut se lever tôt pour relancer la braise qui s'est éteinte.

 

Coté ouest, pour isoler et étanchéifier l'appartement qui a remplacé l'atelier, j'ai fait recouvrir la terrasse d'un plancher. Et j'ai ouvert le mur du chalet sur presque toute la longueur. C'est la vue que je préfère, elle donne sur un grand champ vierge et des vergers de paysage normand, avec la pente en plus... Avec le dérochoir au loin en plus, les falaises du désert de platé.

 

 

Quand je suis partie je croyais que je n'aimais plus rien de cet endroit sauvage et luxuriant. Aujourd'hui, j'ai parfois cette sensation étrange que des racines me poussent depuis l'intérieur... Cette sensation étrange que ce pays que j'ai fui est revenu me chercher, m'a ramené dans un bercail qui pourrait être le mien.

 

 

C'est là, chez moi.

 

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Vendredi 28 juillet 2006

 

 

La pluie a lavé

les ires et les tempêtes :

Envie de dormir

 

 

Instantané de jour...

 

Aujourd'hui me prend l'envie de raconte mon petit bout d'instant présent. Comme si plus rien n'avait d'importance que ce moment même où je pianote sur mon clavier, encore allongée sur mon lit, mes pensées voletant entre mille univers

 

Une fatigue léthargisante, qui ressemble plus à un délassement qu'à tout autre épuisement, me plaque sous la couette ce matin... Juste envie de me reposer, de ne plus "faire", de laisser aller les choses, et puis regarder la pluie tomber avec cette température descendue de 37° à 9° en une nuit...

 

Y'avait des copains à la maison hier soir, des que j'aime d'une amitié simple et tranquille. Entre deux averses on a pu diner dehors, faire griller les côtes de porcs et manger mes courgettes rondes du jardin farcies aux légumes et aux épices, recette façon moi réussie pour cette fois-ci... Et puis boire du bon blanc, de l'excellent rouge, rigoler comme des bossus, raconter des bêtises, ne se soucier de rien...

 

On a ressorti les albums du Cambodge pour J qui part cette semaine. Oh c'était bon de revoir ces images, de ressentir à nouveau l'ambiance si particulière de ce pays touchant, dérangeant, fascinant, émouvant...

 

Cette année je pars en inde du sud, en janvier peut-être... Je voudrais trouver un stage de chant carnatique ou de technique vocale indienne...

 

Et puis c'est décidé, cet automne je reprends mon projet avec mon livre image, brune anaka.

Oh, mon magicien, il faudrait au moins que tu le vois, avant...

J'ai trouvé l'imprimeur qui peut me le reproduire presque à l'identique, avec ses ratures et sa gouache délavée, ne rien enlever des approximations naïves c'était là tout son charme, je n'avais pas compris qu'il fallait simplement le proposer, en l'état.

 

Moi aussi je me propose "en l'état".

Qui m'aime...

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Mercredi 26 juillet 2006

 

Encore des infos.... Ce n'est pas de la poésie, mais la nécessité prosaïque, ce matin, de poser à plat ce qui m'étouffe depuis quelque temps. De faire le point sur le net, le net dans ma tête...

 

http://www.athias.net

 

 

LA BLESSURE ORIGINELLE

 

Définition

L'amour comme principe d'union et de cohésion de l'univers, de la terre et à la Mère.

Les corps simples tendent par l'attraction, qui est une sorte d'amour, au point de l'espace qui leur fut destiné. Les corps composés ont une sympathie, un amour du même genre que le précédent, pour les lieux où ils se formèrent. Ils y acquièrent la plénitude de leur développement; ils en tirent toutes leurs vertus.

Les plantes manifestent déjà une préférence, un amour plus marqué, pour les climats, les expositions, les terrains plus favorables à leur complexion. Les animaux donnent des signes d'un attachement plus vif, d'un amour aisément reconnaissable, qui les rapproche entre eux et quelquefois les rapproche de l'homme.

 

Symbolique

En ce qui concerne l'homme, l’amour est donc rattache à ce grand principe universel de cohésion, de fusion. L’amour dans cette cohésion de l’univers dans le sens d’ « être attaché ensemble »; cohésion « proximité, contact ». C'est donc lié au contact maternel, grand principe biologique de survie jusqu’au sevrage.

 

Complexe de sevrage. Réaction se manifestant par la difficulté à accepter toute forme de séparation ou d'autonomie. Le sevrage est une étape obligée de l'autonomie, et s'il est brutal et traumatisant il sera assimilé à un rejet.

Le sens est posé : Amour et Sevrage. Alors comment comprendre l’équation douloureuse : AMOUR = souffrance ?

 

Biologique

 

On peut rattacher en biologie l’amour au coeur et l'infarctus du myocarde ne serait rien d’autre que la perte de l’union à la terre et au territoire.

En hébreux, le cœur s écrit LB et si l'amour est lié au sevrage (comme je le suppose). Il est physiologiquement lié à la glycémie et donc au pancréas (qui s écrit en hébreux LB LB soit cœur-cœur)

L’ouverture du deuxième cœur, autre que celui du clan et orienté vers autrui, en rapport à la socialisation et nous préparant ainsi vers l’amour des autres.

La glycémie se traduit dans son étymologie (formé du grec « doux » et émie « sang »). « Le doux dans le sang ». Le doux de la mère puis il devient l’aigre-doux ou le doux-amer.

Si l'on prend comme principe que l’hypoglycémie est liée à la répugnance il est clair que l’équation se simplifie : AMOUR = souffrance.

Et d’autre part que le diabète est lié à la résistance, on trouve : Amour = la peur de ne plus être unie et de voir l’autre me laisser mourir.

 

Conséquences

 

Le manque ou l’absence d’amour met l’individu dans la fusion. Son besoin de cohésion sera exprimé dans la fusion du couple et dans la dépendance.

 

 

Je suis devenue diabétique insulino dépendante à 24 ans, après la mort accidentelle de mon père, il y a 19 ans.

Ma mère a quitté la maison en me laissant, j'avais 10 ans.

Je suis dépendante affectivement, par peur de l'abandon.

Je choisis encore un homme qui me fait revivre cette souffrance d'abandon. Qui ressemble à mon père.

Je choisis de m'attacher à un homme que je ne peux aimer (image du père), à qui je ne peux que reprocher de m'abandonner (conflit à la mère). Pour rester fidèle à la mémoire d'abandon ?

J'ai de la répugnance pour cet homme, qui entre dans un conflit de résistance (répugnance-résistance, conflit du diabète).

 

Encore combien de temps vais-je SURVIVRE ?

Ou m'interdire de vivre ?

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Mercredi 26 juillet 2006

 

http://www.athias.net/forum/

 

Des infos passionnantes sur le décodage biologique, par un maître en la matière, au caractère totalement in-maîtrisable, mais avec un instinct remarquable... Ca vaut le coup de jeter un oeil...

Un extrait... qui me concerne particulièrement, ce matin où, levée de bonne heure, je rumine de nouveau sur cette relation douloureuse que je m'impose encore... Mais les choses évoluent, comme une distance qui m'invite enfin à regarder le monde autour de moi et découvrir l'espace au lieu des murs dont je m'entoure...

 

 

BIOLOGIE D’UNE SEPARATION DIFFICILE

 

Saturne au carré de/ Mercure opposé Lune : conflit entre la profondeur et la légèreté. L’attente et l'impatience; les choses restent "en souffrance" au lieu d'être expédiées. Je suis immobilisé; au point mort; c'est un aspect d'immobilisme. Mercure opposé lune = changements ++++. Mais Saturne bloque et il n'y a plus de mouvement possible.

 

Je lui ai donné toute ma confiance et toute la place, j’ai peur de ne plus être capable de m’investir et d’aimer à ce point.

Elle considère mon Amour à la légère, c’est ce qui cause ma souffrance et ce qui me fait mal (égotiquement) c’est de réaliser à quel point je me suis trompé à son sujet.

Pour ne pas montrer ma déception je ne veux pas couper le lien, je m’enferme dans mon silence et je crois devoir continuer à la défendre et à la protéger de sa solitude et de son désespoir.

Je lui offre encore mon espérance pour ne pas qu’elle meure !!

Je suis fatiguée d'attendre que l’on m’aime et c'est pourtant la seule chose que je désire.

 

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Mardi 25 juillet 2006

 

Parce que parfois

Le magicien perd sa langue

Et le silence pèse...

 

 

J'ai demandé au petit monde des lutins, quelle place tient le magicien dans ma vie...

 

Réponse : The maiden

The Maiden signifies new beginnings and growth. You couldn't ask for a more auspicious card than this if you are beginning something new. Spontaneity, joy, growth, exhilaration, and promise for the future are signified here. We must note also that, in the early stages of any process, there is vulnerability and a need for protection, shelter, and guidance, but there is also a magical impetus toward burgeoning growth. Trust the process--but take care of the details as well. The Maiden is also the inner child who needs to be under the supervision of a competent inner adult in order for her to feel secure and loved. She is not happy when we spoil her. Consider what is growing in your life. Make a list of your hopes, dreams, and plans. Look for the growth within you, and think about how you can cherish and nurture that. Bless the growth you see around you.

 

Le lien vers le monde des lutins, World of Froud :

http://www.worldoffroud.com

 

 

à mon magicien

j'envoie ma tribu de mots

en allégeance

 

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Mardi 25 juillet 2006

 

Chienne de vie je t'aime : Femme et chirurgien.

Monique Brossard-Le Grand,   éditions Livre de Poche, 1981

 

Le pitch

 

L'autobiographie d'une femme de la bourgeoisie bordelaise qui, à la trentaine, troque sa vie d'oisive écervelée contre celle de femme chirurgien dans un milieu d'alors plus que mysogyne. Elle raconte son parcours, son énergie, son amour pour la vie, à travers ses expériences en tant que médecin dans un centre anti-cancéreux, puis dans la chirurgie esthétique, et enfin dans les camps de réfugiés khmers en Thailande, d'où elle revient paralysée par un virus et à son tour, en situation de malade...

 

Comment Taire...

 

Un livre qui date vraiment, 25 ans... et une écriture plus médicale que romanesque. Cependant ce qu'on en retient, surtout dans les premières pages, c'est cette formidable énergie de vie et cette volonté positive qui conduit cette femme à dépasser tous ces obstacles pour construire la vie qui lui ressemble... Et puis pour ceux ou celle qui ont envie de se lancer dans la chirurgie, c'est probablement un remarquable témoignage. Enfin, la description de son contact avec l'Asie et de son travail dans les ONG m'a touchée, d'autant qu'il me semblait reconnaître des lieux familiers, des personnes dont j'ai croisé le regard au Cambodge...

 

Un extrait.

 

... " Etre humanitaire, c'est rester humble devant la misère, c'est respecter l'autre, ses traditions, ses ignorances. Ne pas imposer nos méthodes thérapeutiques souvent dispendieuses parce que nous croyons être les plus savants. Ne pas gaspiller ce qui est rare, être efficace avec peu de moyens, et surtout aider son prochain à ne plus être aidé. "...

 

Un autre extrait.

 

... " L'orgueil tue les relations entre les hommes. Chacun s'enferme dans une forteresse illusoire pour se défendre de ses faiblesses. Pourtant l'imperfection est notre vraie nature. Refuser cette réalité détruit toute recherche de communication. Allongée dans mon lit, diminuée physiquement, je n'ai plus la vanité des bien-portants. J'aurais tant voulu qu'une personne s'approche de moi pour dire : Votre cas est inconnu, mais nous ferons tout pour trouver. Des phrases directes et vraies qui m'auraient fait du bien... Mais personne ne les a prononcées. "...

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Lundi 24 juillet 2006

 

 

J'ai retrouvé osho, le tarot de la transformation.

Le lien :

http://www.osho.com

 

Aujourd'hui je lui ai seulement demandé de me donner une piste, une lumière, juste d'éclairer le sens de mes actes...

Osho m'a répondu cela...

 

Le philosophe, le mystique et l'orage

Un éclair n'illumine pas votre chemin, il ne remplacera pas une lampe dans votre main; il vous donne seulement un flash, une vision fugitive de la route devant vous. Mais cet unique aperçu est très précieux; maintenant vos pas sont assurés, votre volonté est forte, maintenant votre résolution d'atteindre votre destination est renforcée. Vous avez vu la route, vous savez qu'elle est là et vous n'errez pas sans but. Un éclair et vous avez un aperçu de la route sur laquelle vous devez voyager ainsi que du temple...

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Dimanche 23 juillet 2006

 

 

En premier, ralentir

Sans effort,

Cesser de courir

A perdre haleine

Réduire la pression

Goûter le temps qui passe

Ou l'instant qui se présente

Traîner ses guêtres, deci-delà

Ensuite,

Recommencer

 

 

Comme un vrai dimanche

De ces journées qui s'égrennent

J'ai tout savouré

 

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Dimanche 23 juillet 2006
(repertoire image - livrelavierevee)

La vie rêvée des plantes

Lee Seung-U, auteur Coréen

éditions Zulma, à paraître en août 2006

 

Le pitch

 

Une histoire d'amour et de honte, de culpabilité et aussi de rédemption. Un homme, un frère, une femme, une famille, des arbres, un vieillard... Comme si un homme pouvait réparer les blessures du passé...

 

Comment Taire...

 

Un mélange déroutant d'infinie délicatesse et de violence extrême, une écriture qui vient de "là-bas", où l'on ressent tout ce mélange de sentiments crus et de raffinement comme seule l'asie sait le produire.

 

Un extrait.

 

..." Je me suis senti envahi de compassion pour mon frère. jusque là je pensais comprendre sa souffrance et sa tristesse. Mais ma compréhension n'était que partielle. Il souffrait d'avoir renoncé à occuper une place en ce monde, il souffrait davantage encore de devoir se supporter tel qu'il était. Il voulait transcender sa condition, devenir pur esprit, échapper enfin aux lourdes contingences de sa vie. Cela n'était possible que par la métamorphose. Renoncer à sa condition présente pour se transmuer en un autre être, quelle entreprise à la fois démesurée et désespérante ! Vouloir se métamorphoser, n'est-ce pas le désir le plus fou, le plus absolu ? Il m'a dit qu'il voulait devenir arbre, a poursuivi mon père. "...

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