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Jeudi 28 juin 2007

une poésie

comme entre deux le silence,

le bruit de l'immense


format A6 - anaka 2006 ©


Moins deux jours, l'ange pleure

et moi je regarde ailleurs...


Je regarde ailleurs,
et mon regard se repose
sur les fenêtres d'Eliot...

Lui dit...
"C'est une enfant, c'est une femme,
et les mûres sont sauvages."

J'aime sa poésie,
 et le silence dans les grands bruits de rien,
et les mots qui s'embrassent
entre deux portes,
cochères...


http://vuedevenise.over-blog.com/
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Mercredi 27 juin 2007

Quand le jour approche,

Les souvenirs affleurent

comme des couteaux


format A6 - anaka 2006 ©


Jour, de ces "anniversaires"

qui creusent des tombeaux de pleurs.



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Vendredi 22 juin 2007

Une goutte d'eau,


plus une autre, plus ... : L'océan.


Un grain de sable...


././././././.


Toi grain de sable, moi grain de...

Lui grain de sable, elle grain de...



Jean-Pierre Garnier Malet discute de sa découverte décrivant l'accélération du temps selon le principe relativiste d'Einstein.

Passionnant. Voilà qui nous rappelle que chacun peut prendre son destin en main, chacun est responsable de l'évolution collective de l'humanité.

Un peu ardu au départ, mais ça vaut le coup de s'accrocher, et d'écouter jusqu'au bout ces propos qui nous rendent à nous-mêmes...


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Mardi 19 juin 2007

L'imagination

Territoire aux contours flous

Nous rend voyageurs.

Dimanche j'attends - A6 - anaka 2007 ©


J'ai parfois pour tout bagage

Ma seule vision intérieure.



Toute la journée d'hier, j'ai parcouru le programme télé du mois de septembre 2006, en croyant que c'était celui de la semaine. Je m'étonnais vaguement, dans les rubriques cinéma ou musique, de retrouver des films, des CD dont j'avais entendu parler bien avant. Je me disais que c'était une rediff, ou une ressemblance. Pas une seule fois j'ai pensé que le numéro que je lisais était un ancien numéro.

Comme c'est bizarre, de rester ainsi piégée dans des certitudes absolument erronées par rapport au temps présent. Et pourtant c'est ainsi que j'ai pu découvrir cet écrivain Lorette Nobecourt, et ce dense article sur son roman.

L'inadaptabilité au monde réel offre des points d'ouverture au monde insoupçonnés...


" La souffrance est une occasion inespérée de comprendre. Quand je sens que je suis blessée, je me demande ce que je n'ai pas encore voulu regarder chez moi, pour que ça fasse mal à ce point. Lorsqu'on souffre, on a une acuité au monde décuplée qui permet de voir ce qu'on ne verrait pas en état de plaisir permanent. Il faut saisir cette voir d'accès avant que tout se referme."

Telerama n°  2955 Interview de Lorette Nobecourt

à propos de son roman En nous la vie des morts, editions Grasset.



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Lundi 18 juin 2007

Il y a une chose


que je sais, et donc j'ignore


pourtant ce que c'est


A6, anaka 2006 ©


L'inconscience de la conscience


recèle la voix de l'éveil.




"... J'ai été surprise de découvrir que je savais des choses que j'ignorais que je savais. Je les savais puisque je les avais écrites, mais je ne les avais pas entendues à la mesure des conséquences qu'elles portaient. C'est incroyable comme on est toujours en avance sur soi-même ! Dans mon nouveau livre, je sais qu'il y a des choses que je n'ai pas entendues et que j'entendrai seulement dans dix ans. Un écrivain court toujours derrière un livre.
Télérama n°2955, interview de l'écrivain Lorette Nobécourt.

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Vendredi 15 juin 2007



Vêtus de couleurs,

les écrits en cascade.

Le rose met à nu




A6  à l'aquarelle incrusté sur plexi, anaka 2007 ©


Qui m'insufle le désir
de muer ma peau en chair ?

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Jeudi 14 juin 2007


Sur un lit de rose,

une trêve d'entre chats.

Repos du guerrier

pablo et paola, mai 2007

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Mardi 12 juin 2007


j'être finir de fuir.

je commencer à rester là,

sise en ma place.


"oui-non", anaka 2001 (r)


Deux fois que je pars pas. Parfois même, je reviens après la tentation première d'éloignement. La fuite n'est plus ma solution, semble-t-il.

A présent que je reste en ma place, je contemple le présent qui me vêt.

Un pantalon de pensées froissées, une chemise en Soi sauvage, des sous-vêtements pour me mettre à nu, un lit défait, des draps tiédis, le café qui ronronne comme un chat, les sonnailles des grosses patureuses, des papiers volants, des écrits envolés, des projets alignés, des idées dérangées, des livres ouverts, des feuillets sur la tranche, des desseins de dessins, des esquisses à creuser, le calme, la lenteur, l'air frise la nonchalance, d'un coup il y a du temps pour vivre, tu temps pour être, du temps pour faire, du temps pour ne rien faire.

Le pouvoir du moment présent.

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Samedi 9 juin 2007

 
aquarelle sur format A6 anaka 2007



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Vendredi 8 juin 2007

juste le silence

Il n'y a rien à écrire

les mots sont de trop


pan de triptyque

anaka 2007
©


je n'ai rien décidé.
c'est le temps du flottement

je garde encore ces pages roses car mes projets futurs ressemblent bien trop au présent. pourquoi bouleverser ce qui ne fait que continuer, à quoi bon recommencer là où le cheminement s'exerce dans sa force tranquille, un pas après l'autre, un "ne pas" après un refus, un pourquoi pas après un si seulement, une forêt d'exigences en bambous, des lianes de demandes déguisées en rameaux délurés...

je n'ai rien répondu
 la brasse coulée sauve de la noyade

je n'ai pas de réponse, ni même de question j'ai envie seulement de ce présent qui prèse, de ce temps tout à moi quand je me fonds en dedans, habillée des secondes, chapeautée de minutes qui s'écoulent entre mes deux oreilles. dans le temps du présent pas de certitude mais des doutes fertiles qui sèment des épis d'or sur les champs des possibles...

je n'ai rien demandé
une requête serait de trop

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