une poésie
comme entre deux le silence,
le bruit de l'immense
format A6 - anaka 2006 ©
Moins deux jours, l'ange pleure
et moi je regarde ailleurs...
Je regarde ailleurs,
et mon regard se repose
sur les fenêtres d'Eliot...
Lui dit...
"C'est une enfant, c'est une femme,
et les mûres sont sauvages."
J'aime sa poésie,
et le silence dans les grands bruits de rien,
et les mots qui s'embrassent
entre deux portes,
cochères...
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Quand le jour approche,
Les souvenirs affleurent
comme des couteaux
format A6 - anaka 2006 ©
Jour, de ces "anniversaires"
qui creusent des tombeaux de pleurs.
Une goutte d'eau,
plus une autre, plus ... : L'océan.
Un grain de sable...
././././././.
Toi grain de sable, moi grain de...
Lui grain de sable, elle grain de...
Jean-Pierre Garnier Malet discute de sa découverte décrivant l'accélération du temps selon le principe relativiste d'Einstein.Passionnant. Voilà qui nous rappelle que chacun peut prendre son destin en main, chacun est responsable de l'évolution collective de l'humanité.
Un peu ardu au départ, mais ça vaut le coup de s'accrocher, et d'écouter jusqu'au bout ces propos qui nous rendent à nous-mêmes...
L'imagination
Territoire aux contours flous
Nous rend voyageurs.
Dimanche j'attends - A6 - anaka 2007 ©
J'ai parfois pour tout bagage
Ma seule vision intérieure.
Toute la journée d'hier, j'ai parcouru le programme télé du mois de septembre 2006, en croyant que c'était celui de la semaine. Je m'étonnais vaguement, dans les rubriques cinéma ou musique, de retrouver des films, des CD dont j'avais entendu parler bien avant. Je me disais que c'était une rediff, ou une ressemblance. Pas une seule fois j'ai pensé que le numéro que je lisais était un ancien numéro.
Comme c'est bizarre, de rester ainsi piégée dans des certitudes absolument erronées par rapport au temps présent. Et pourtant c'est ainsi que j'ai pu découvrir cet écrivain Lorette Nobecourt, et ce dense article sur son roman.
L'inadaptabilité au monde réel offre des points d'ouverture au monde insoupçonnés...
" La souffrance est une occasion inespérée de comprendre. Quand je sens que je suis blessée, je me demande ce que je n'ai pas encore voulu regarder chez moi, pour que ça fasse mal à ce point. Lorsqu'on souffre, on a une acuité au monde décuplée qui permet de voir ce qu'on ne verrait pas en état de plaisir permanent. Il faut saisir cette voir d'accès avant que tout se referme."
Telerama n° 2955 Interview de Lorette Nobecourt
à propos de son roman En nous la vie des morts, editions Grasset.
Il y a une chose
que je sais, et donc j'ignore
pourtant ce que c'est
A6, anaka 2006 ©
L'inconscience de la conscience
recèle la voix de l'éveil.
"... J'ai été surprise de découvrir que je savais des choses que j'ignorais que je savais. Je les savais puisque je les avais écrites, mais je ne les avais pas entendues à la mesure des conséquences qu'elles portaient. C'est incroyable comme on est toujours en avance sur soi-même ! Dans mon nouveau livre, je sais qu'il y a des choses que je n'ai pas entendues et que j'entendrai seulement dans dix ans. Un écrivain court toujours derrière un livre.
Télérama n°2955, interview de l'écrivain Lorette Nobécourt.
Vêtus de couleurs,
les écrits en cascade.
Le rose met à nu
A6 à l'aquarelle incrusté sur plexi, anaka 2007 ©
Qui m'insufle le désir
de muer ma peau en chair ?
Sur un lit de rose,
une trêve d'entre chats.
Repos du guerrier
pablo et paola, mai 2007
j'être finir de fuir.
je commencer à rester là,
sise en ma place.
"oui-non", anaka 2001 (r)
Deux fois que je pars pas. Parfois même, je reviens après la tentation première d'éloignement. La fuite n'est plus ma solution, semble-t-il.
A présent que je reste en ma place, je contemple le présent qui me vêt.
Un pantalon de pensées froissées, une chemise en Soi sauvage, des sous-vêtements pour me mettre à nu, un lit défait, des draps tiédis, le café qui ronronne comme un chat, les sonnailles des grosses patureuses, des papiers volants, des écrits envolés, des projets alignés, des idées dérangées, des livres ouverts, des feuillets sur la tranche, des desseins de dessins, des esquisses à creuser, le calme, la lenteur, l'air frise la nonchalance, d'un coup il y a du temps pour vivre, tu temps pour être, du temps pour faire, du temps pour ne rien faire.
Le pouvoir du moment présent.
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