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Commentaires

Jeudi 29 mars 2007

On est dans le journal !

Demain, le vernissage :

Pourvu que ma voix...



Pourvu que ma voix ne me lâche pas...
Avec les deux opérations récentes,
j'ai  égaré ma caisse de résonance...
Lundi à la répète c'était pas chouette...

Et puis après j'ai eu mal au ventre,
tiraillée pendant deux jours,
des courbatures abdominales...

C'est ma petite cuisine que je déballe,
histoire de ne pas en faire...
Tout un plat !

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Dimanche 25 mars 2007

"Est-ce que je vis
la réalité
, ou bien
est-ce que je la pense ?"


quelques extraits de "La Révolution de la Conscience",

Essai sur la pensée de Krishnamurti, Dominique Schmidt 2001.


   Il faut être une lumière pour soi-même.  


Pour découvrir le vrai
il faut d'abord comprendre ce qui est faux


La vérité n'est pas faite pour être crue,
mais pour être réalisée soi-même.


Au lieu de nous égarer dans le rêve

de l'amour et de l'harmonie universels,
revenons au monde de chaque jour.


Nul ne peut de l'extérieur vous rendre libre


Voir,
sans intervenir sur ce qui est observé,
sans le conflit du choix.

Chacun de nous a plusieurs tendances et chaque tendance crée ses propres difficultés. En chacun de nous existe une tendance dominante, intellectuelle, émotionnelle ou sensuelle, une tendance au savoir, à la dévotion ou à l’action. Chaque tendance implique une complexité et des épreuves qui lui sont propres. Si vous en suivez une exclusivement et que vous rejetiez les autres, vous ne découvrirez pas la complète réalité, mais en prenant conscience des difficultés que comporte chaque tendance, en les comprenant ainsi, vous embrasserez le tout.

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Vendredi 23 mars 2007

Vos petits "comments"


Comment-taires qui me parlent tant


Semés, Comme en Terre...



Plexi En Vos Langueurs - anaka 2006 (r)


Oh il l'y en a pas tant, mais chaque fois c'est un cadeau. En trois petits points qui veulent tant dire, ou en poésies posées là gracieusement en offrande, je viens chercher mon présent, ma présence au monde peut-être, nue de sincérité, vêtue d'envie de lancer juste parfois un cri, en suivre l'écho, ou  esquisser un sourire, dessiner le pli au coin de la lèvre, ou laisser perler une larme que sèche le vent des espérances. Comme une envolée d'oiseaux graciles, ces petits commentaires pépient et puis me picorent, je me sens graine à germer, j'ai envie encore de dire, de chercher. De trouver peut-être. Ecrit en vrac d'un trait, mon "comment taire" que je ne sais garder pour moi, en merci à ces germinations, "comme en terre" fertile, qui réveille l'énergie pour pousser haut et fort, l'envie de croître au soleil, de croire en la lumière, de bourgeonner d'idées, de désirs, de sentiments. De demeurer empli de curiosité.

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Jeudi 22 mars 2007

22 synonymes

pour exprimer l'intérieur :
Dé-cou-ra-gé-e.



Abattue, accablée, brisée, cafardeuse, consternée, déconseillée, dégoûtée, démobilisée, démontée, démoralisée, déprimée, désespérée, diminuée, dissuadée, douchée, écoeurée, lasse, lassée, rebutée, refroidie, retenue, triste.


Das ces 22 mots il y en a bien qui me parlent, oui. Entre résignation et recul. Une fatigue qui dit combien je suis épuisée.

C'est sur le forum d'Athias, en voulant décoder ma douleur au bras droit qui persiste depuis des mois... (forum de biologie totale). Il parle aussi de "conflit aux liquides".

Peut-être n'ai-je plus envie de pleurer, et c'est ce trop-plein qui rend douloureux mes articulations, qui raidit mes gestes, me prend sur le ventre...

C'est un petit mot tout personnel, j'ai besoin d'écrire ce mot, découragée. D'entendre, d'accepter que pour le moment c'est ainsi.

Etrangement, je ne me sens pas déprimée, non. Mais lasse, oui.
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Mercredi 21 mars 2007

22 mars, printemps


des sentiments, éclosion


d'un soleil radieux.




Plexi Le Modulor,  anaka 2M7 ©


C'est le printemps
Et puis c'est aussi
tu sais quoi
le temps des cerises
Et celui des amants
Et puis le temps
De rêver à deux
à deux mains
à demain
...
Quatre ans quand même c'est pas rien
Quand dans mon coeur il y a toujours
Cette fée clochette au rire cristallin
Cascade de petits bonheurs
Éclats de chocolat
Petits rais de soleil
Quand je te retrouve
Quand je suis avec toi
Comme au tout premier jour



A. mon jack.

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Mardi 20 mars 2007

Anaka a le plaisir de vous présenter
la première édition
2007-2008 de
La Bible de l'Art Singulier, Inclassable et Insolite,
dans laquelle elle présente son travail sur plexiglas.



100 galeries, musées et lieux d'exposition
160 artistes repertoriés
1.000 images reproduites en couleur
1.500 heures de travail
2.200 candidatures examinées

192 pages - format 21 x 27 cm
isbn 2-35237-019-1
prix : 29 €

Vous pouvez vous procurer le livre sur le site :
La Bible de l'Art Singulier, Inclassable et Insolite

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Lundi 19 mars 2007

Plexiglas de mars


Une giboulée de couleurs

Sous l'accord du Stick...





Prochaine expo. Juste exactement douze plexis réalisés entre 2004 et 2006, qui racontent mon parcours, depuis la découverte de ce support translucide, et de l'écriture-miroir, jusqu'au plaisir du cheminement lui-même, sans objectif, simplement parcourir et se réfléchir dans ce reflet inversé, le plaisir de relier l'écriture et la couleur, d'introduire la narration dans le pictural, de prendre la liberté de maculer de couleurs les grandes plaques transparentes comme autant de pages de mon journal.
Petit concert en introduction, le plaisir à chaque fois renouvelé d'entendre les accords du Stick, les roulements des tablas, la musique inspirée de mon compagnon, lui et moi côte à côte... encore cette fois, comme les autres, dans quelques jours quatre ans de ce nous deux, le sentiment est incroyablement intact, l'envie de partager aussi forte, le désir au présent, quelquesoient les coups durs, les écueils, les incompréhensions, les désillusions aussi, le mystère de ce Nous demeure aussi vif, exigeant, omniprésent. Je pense, j'ai de la chance...


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Dimanche 18 mars 2007

dans son paysage,

les caillous sont des baisers,

et pèsent une plume..



J'ai lu dans ses mots comme un apaisement, l'onde qui ruisselle tandis que je lis dis le déssoiffement, une halte peut-être dans le tumulte, au bord d'un gué, un ruisseau cristallin ou il étanche sa soif de ses deux mains en coupe au bord de ses lèvres, je l'imagine en marche paisiblement à présent, il a pris du repos de l'âme, même le mot fin en récurrence ne porte plus l'innassouvie faim, il est comme sustenté, repu, et je lis en souriant l'attachement qui me relie à lui, dans cet apaisement qui envahit aussi tout mon être.
anaka, pour b.



et puis anaka pour anaka...
Un petit tour dans le monde des lutins,
pour m'éclairer sur  ce séisme physique qui m'a dévasté...
Voilà la réponse... (World of frout, en lien  gauche sur mon blog)



Iris of the rainbow

Iris tells us that light is breaking through our present darkness, and that hope is a powerful factor in speeding up this process. She does not promise us that the storm is over, nor does she say that it will never storm again, but she does say that there is brightness and beauty here. She also tells us that there is something to be gained by this passage through the storm. And the sooner we learn what it is, the sooner the storm will end. Always, a passage through the storm is a time of potential growth, a time to allow the deadwood of our past to be blown away to make room for the green shoots of new growth. At this point, it is useful to ask ourselves what we still need to release and to look after protecting and nurturing the seeds we have planted. Iris suggests that the cultivation of patience may also be helpful at this time. The storm is breaking up. Are we ready for the change? If we are presently frogs, the faeries say, the time of our transformation, foretold by the rainbow, may be at hand. Then we shall be kissed by the puissant light of the sun--and discover if we are still frogs or if we have become something much more.

Iris nous annonce que la lumière envahit enfin nos ténèbres actuelles, et que l'espérance est un accélérateur de ce processus. Elle ne promet pas que la tempête est finie, ou bien qu'il n'y aura plus jamais d'orage. Mais elle montre qu'il y a de la beauté et de l'éclat déjà dans l'ici et maintenant. Elle nous dit aussi qu'il y a du bon à gagner dans ce passage à travers la tempête. Et plus vite nous apprenons de quoi il s'agit, plus vite le tumulte prendra fin. La traversée d'une tempête est toujours une occasion de croissance, un moment où l'on peut balayer les restes du passé pour faire place nette à une nouvelle germination. A cet instant précis, il est indispensable de s'interroger sur ce qui reste encore à lâcher, et rechercher protection et nourriture pour les graines nouvelles que nous plantons. Iris suggère que cultiver la patience est une grande aide dans cette période. La tempête arrive à son terme : Sommes-nous prêts pour le changement ? Si nous sommes encore des crapauds, dit le conte de fée, notre temps de transformation annoncé par l'arc-en-ciel, est à portée de main. Et c'est au moment où nous serons embrassés par la lumière puissante du soleil, nous découvrirons si nous sommes encore crapaud, ou si nous sommes devenus bien plus que cela...

croâ.



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Vendredi 16 mars 2007

Le Clan des Otori

Tome 1 : Le silene du Rossignol
Tome 2 : Les Neiges de l'exil
Tome 3 : La clarté de la Lune
Tome 4 : Le Vol du héron

Lian Hearn  (Australie)
Les 3 premiers tomes parus chez Folio
Le tome 4 chez Gallimard (2007)


le pitch

Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.

Lian Hearn donne naissance dans ce premier livre du Clan des Otori à un univers intensément poétique où les personnages sont aux prises avec les codes sévères d’une société qui exacerbe les passions.



comment taire...

Juste avant mon voyage en Inde, j'ai avalé le premier tome de cette saga incroyable. A mon retour, ma première impulsion a été d'acheter les deux tomes suivants,  (en Folio et et je le  regrette car les éditions hors série chez Gallimard sont somptueuses).  Et puis mon hospitalisation m'a permis au moins ça :  Me faire offrir le tome 4 dans sa version luxe, puisqu'il vient d'être édité...

J'ai dévoré cette histoire, pas d'autre mot possible, le récit de la vie d'un tout jeune homme qui devient chef de clan, et d'une toute jeune fille qui suit également un destin d'ascension et de pouvoir. Entre ces deux étapes, un long cheminement  de guerres, de désirs, d'amour, d'apprentissage, à l'image de la vie. Une longue initiation portée par une écriture magnifique, une capacité à donner des images aux mots, des odeurs, des couleurs, des ressentis qui emportent très loin des pages qui défilent...
L'émotion ne s'est jamais altérée tout au long de ces quatre tomes, au contraire. Il m'est souvent arrivé de rêver de Takéo et des autres, comme si je poursuivais dans mon sommeil leur extraordinaire chevauchée de l'existence.


ce qu'en dit l'auteur...

"Le Clan des Otori se situe dans un pays imaginaire vivant à l'heure de la féodalité. Cette situation et cette période n’ont pas d’équivalent réel dans l’Histoire, même si l’on peut découvrir dans ces pages maint écho des coutumes et des traditions japonaises. […] J’ai donné des noms japonais aux lieux du roman, mais ils n’ont que peu de rapport avec la réalité, en dehors de Hagi et de Matsue qui occupent à peu près leur position géographique réelle. Quant aux personnages, ils appartiennent tous à la fiction, si l’on excepte Sesshu, auquel il semblait impossible de forger un double. J’espère que les puristes ne me tiendront pas rigueur des libertés que j’ai prises. Ma seule excuse est qu’il s’agit d’une œuvre d’imagination. ”

Lian Hearn est le pseudonyme d'un auteur pour la jeunesse célèbre en Australie où elle vit avec son mari et leurs trois enfants. Elle est diplômée en littérature de l'université d'Oxford et a travaillé comme critique de cinéma et éditeur d'art à Londres, avant de s'installer en Australie. Son intérêt de toujours pour la civilisation et la poésie japonaises, pour le japonais qu'elle a appris, a trouvé son apogée dans l'écriture du Clan des Otori. Elle y dépeint un univers imaginaire nourri d'alliances secrètes, de guerres, de clans, d'honneur exacerbé, d'amour, de désir et de courage.

Au départ, elle avait décidé que la saga des OTORI serait une trilogie. Mais c'était compter sans la force de l'inspiration...
« Je n'avais pas l'intention d'écrire plus, mais les personnages sont à nouveau apparus vivants pour moi et j'ai réalisé que j'avais encore beaucoup à dire à leur propos »
.

Écrits l'un après l'autre dans un même élan, deux nouveaux volumes viennent encadrer la trilogie : Le Vol du Héron dévoile le destin de Takeo et Kaede adultes. Le 5ème tome, qui sera le volume final (parution 2008), nous fera découvrir la vie de Shigeru depuis son enfance jusqu'à sa rencontre avec Takeo.


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Jeudi 15 mars 2007

Grosse fatigue.

Le monde tourne au ralenti...

J'aime cette sensation.

plexi profil anaka 2006
©

Repris un peu le rythme de la vie, mais sans vraiment retrouver ce sentiment d'urgence si caractéristique à la vie qui va, vite, la vie qui s'échappe de tant faire, de courir à droite et à gauche, d'agir, d'être efficace... Je reste lentement présente au monde. Réveil tardif, mises à jour de courrier et d'internet, quelques visites ou coups de fil.

Il me semble étrangement que je m'observe en train de vivre, amusée, tranquille, le stress qui passe parfois dans un coin de mon esprit s'évanouit aussitôt. Rien ne s'arrête, tout coule fluide et doux. Drôle de sensation. Peut-être est-ce cela, la sérénité, quelque chose de l'ordre de l'apaisement qui m'a saisie sans que je ne sache trop pourquoi.

J'ai eu peur à l'hôital, peur que mon corps me trahisse et que la maladie me gangrène... Et puis cette peur là au lieu d'amplifier mon angoisse, a comme déplacé le problème. Il est simplement urgent de ne plus se précipiter. Ne plus se blesser contre l'impossible. Ne plus se faire mal à vouloir ce qui ne peut être.

J'ai senti en Inde, précisément, dans un moment de stress, une blessure profonde. A cet instant précis, où je "vidais mon sac", épuisée de ne pas être entendue, vue, respectée, entendue, épuisée de me sentir laissée pour compte, épuisée d'incompréhension de vivre tant d'âpreté au bout du monde, loin de tout, perdue. Ce moment là a déclenché dans mon corps ce réflexe d'auto défense, de survie, l'appendice qui s'enflamme, un abcès d'un trop plein qui n'en peut plus d'être contenu.

J'ai vu que je m'étais fait mal. Toute seule. A garder en moi ces aigreurs, ces purulences. Peut-être que prendre conscience d'une façon aussi aïgue de ma capacité à m'abîmer par manque de sens d'auto protection, c'est cela qui tout à coup m'a fait basculer dans ce ralentissement. Il faut que ça s'arrête, ai-je du penser.

Prendre le temps d'entendre mon corps, et puis mon âme. Prendre le temps de regarder le réel, et puis aussi de m'apaiser dans mes rêves. Demeurer entre une vigilance obstinée et un détachement respectueux de ce qui est, de qui je suis...

La fatigue ne m'épuise pas. Elle me régénère. Le monde tourne au ralenti, et j'ai enfin la sensation d'y trouver mon rythme. J'aime cette sensation.
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