Il est l'Horizon
Frémissante marée d'oyats
Mon champ d'espérance.
Coeur 2 pans, plexi anaka 2M4 ©
Lui est ensauvagé de l'amour
Depuis le secret de son âme
Parfois s'échappe une bouffée
Comme un soupir d'enfant
Peut-être ne sommes-nous là
L'un pour l'autre, que pour réparer
Ce qui peut encore être sauvé,
D'espérance et de tendresse,
De poésie, de fidélité secrète...
Parfois ses mots sourient
Un soleil irradie mes yeux
Heureuse de son éveil au monde,
De ses neuves impatiences,
De ses encres que j'aime tant,
De la vie qui coule en lui.
Je pense à lui chaque jour
Sans impatience,
Un jour ou l'autre,
Nos chemins entrelaceront leurs oyats.
migraine en germe
à ensemencer des champs
de sombres pensées
des visages, plexi, anaka 2M6©
C
hercher le père derrière la céphalée.Qui a "mis (la) graine" est à l'origine de la migraine.
Un jour avant l'accident du papa de mes filles,
il y a trois ans. Pas de quoi chercher plus loin...
Mi-graine de souvenir
Mi-résine à coller le chagrin.
Entre les deux, mon coeur tout entier
bat la mesure du temps présent.
Etre triste d'un événement passé
n'oblige pas à être malheureux
...
Ce
qui
fait
maln'est
pas
forcémentdouloureux.
Un tirage du tarot d'osho ce soir... éclairant !
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Vous portez vos blessures. Du fait de votre ego, votre être tout entier est une blessure et vous la portez partout où vous allez. Personne ne cherche à vous blesser, personne n’est dans l’attente de vous faire du mal ; chacun est occupé à protéger ses propres blessures. Qui aurait assez d’énergie ? Mais cela arrive tout de même parce que vous êtes tellement prêt à être blessé, tellement prêt, dans l’attente des coups.
Vous ne pouvez pas toucher l’homme de Tao. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a personne pour être touché. Il n’y a aucune blessure. Il est sain guéri, entier. Le terme anglais "whole" - entier est très beau et le mot "heal" - guérir ainsi que le mot "holy" - saint ont la même racine, "whole". L’homme de Tao est entier, sain et saint.
Soyez conscients de votre blessure. Ne l’aider pas à croître, laissez-la se guérir et elle ne sera guérie que lorsque vous irez à sa racine. Moins votre mental interviendra, plus vite votre blessure guérira ; sans mental, pas de blessure. Vivez une vie sans tête. Allez et acceptez les choses comme elles sont.
Pendant vingt-quatre heures seulement, essayez - une acceptation totale, quoi qu’il arrive. Quelqu’un vous insulte, acceptez le, ne réagissez pas et voyez ce qui se passe. Soudain vous éprouverez un flot de vitalité que vous n’aviez jamais ressentie auparavant.
Osho The Empty Boat Chapter 10
Commentaire :
Voici venu le temps où les blessures du passé, profondément cachées, remontent à la surface prêtes et disponibles à la guérison.
La figure de cette carte est nue, vulnérable, ouverte au contact affectueux de l’existence. L’aura autour de son corps est pleine de lumière et la qualité de détente, de sollicitude et d’amour qui l’entoure dissolvent son agressivité et sa souffrance. Des lotus de lumière apparaissent sur son corps physique et autour du corps éthérique, dont les guérisseurs disent qu’il nous enveloppe tous. Dans chacune de ces couches subtiles apparaît un cristal ou schéma guérisseur.
Lorsque nous sommes sous l’influence guérissante du Roi de l’Eau, nous ne nous cachons plus de nous-mêmes ni des autres. Dans cette attitude d’ouverture et d’acceptation, nous pouvons être guéris et également aider d’autres à être en bonne santé et à trouver la plénitude.
L'insatisfaction
une source d'émulation
pas de frustration
sourire à la comète, plexi 2006 anaka ©
Trouver l'équilibre entre doute et certitude
entre notre besoin de réassurance,
notre soif éperdue de désirer
de nourrir nos attentes
d'entretenir la braise
ardente la flamme
le feu qui couve
au tison
...
Le rêve est couleur :
Il peint les paysages,
Je tiens le pinceau.
Plexi Femme Rouge anaka 2005©
"...Comment éviter la collision entre les différentes parties qui nous habitent. Il suffit de rêver. Rêver sans cesse. Entrer dans le monde des songes et ne plus en ressortir. Vivre éternellement dedans. Car dans les rêves, il n'est pas nécessaire d'établir les distinctions entre les choses. Les frontières n'existent pas. Et du coup dans les rêves les collisions se produisent rarement. Même quand il y en a, elles ne sont pas douloureuses. La réalité c'est différent. La réalité ça mord."
Haruki Murakami, les amants du Spoutnik, extrait.
Je ressens le jour les parties de moi en collisions. Entre celle qui sait et celle qui ignore, celle qui désire et celle qui dort, celle qui veut et celle qui refuse, celle qui croit et celle qui vit. Elles donnent à mon visage un drôle d'air entre-deux, une sorte de moue enfantine drapée d'une grimace de vieille femme. Sans cesse au cours du jour j'oscille entre le rire et les pleurs, parfois se glisse un étonnement dans un interstice, une chair entre les dents que je mâche et que je remâche sans pouvoir en définir la matière, le contenu, la substance.
J'ai perdu la notion de la substance de mon être. Je n'arrive plus à savoir si je suis heureuse, ou perdue, ou révoltée, ou triste, ou seule, ou évidée de sens. Les états ne succèdent pas, ils s'entremêlent et s'épousent dans une cacophonie inaudible. Je me sens comme un mannequin en plastique dans une vitrine, nu, sans les bras, qui attendrait un vêtement. De saison.
Je me sens éparpillée dedans. Pourtant toutes les pièces du puzzle sont là, devant moi. Je le sais, comme une évidence, il n'en manque pas une. Pas besoin d'en connaitre la forme, la silhouette, le profil. Tout est déjà là.
Mais il y a un désordre. Un désordre incroyable.
La nuit, toutes les parties de moi cohabitent. Une folie ordonnée, des croisements et des mixités impensables qui soudain s'épousent, unifient mon être. La nuit, les parties de moi reviennent les unes aux autres. Alors on peut parler. Un dialogue s'instaure, une grande conversation entre toutes les parties de moi, un conciliabule sans fin et sans colère, une amitié de tous, de ceux qui sont là , de ceux qui ne reviendront pas, et des autres quelque part où j'ignore. La nuit je ne suis pas fatiguée.
Pourtant je me réveille épuisée.

Les amants du Spoutnik
Haruki Murakami (Japon)
Belfond 2003 - En poche chez 10/18, 2006
le pitch
K. aime Sumire, qui est amoureuse de la mystérieuse Miu, qui elle n'aime personne, vraiment. Trpos spountik sur trois orbites différentes. Trio- triangle ou chacun compose un angle, un point de vue, une vision du monde au point de parfois ne plus partager le même univers. Pourtant entre eux demeure le fil d'un amour inusable. Et plus encore un monde fantastique les relie, qui donne profondeur et poésie aux sentiments des trois personnages.
comment taire...
Magie de l'univers littéraire japonais entre poésie et fantastique, oscillant sans cesse au bord des rêves entre une observation presque anatomique de la réalité, et une vision onirique qui nous transporte dans un ailleurs. Cet ailleurs dont on devine qu'il existe sans jamais savoir vraiment, juste sentir... J'ai adoré ce livre, l'un des plus importants que j'ai lu, dans mon entendement de la vie humaine...
lu sur le net :
"Une histoire d'amour passionnante qui bascule dans un autre monde. Avec une économie drastique de personnages mais en utilisant différentes unités de lieux et de temps, Haruki MURAKAMI nous offre une merveilleuse histoire d'amour moderne. En se focalisant sur le triptyque tragique, l'auteur nous entraîne au coeur d'une histoire d'amour impossible du Japon et à travers l'Europe, jusqu'à la Grèce qu'il connaît pour y avoir vécu plusieurs années. La narration effectuée par l'un des protagonistes nous permet de percevoir dans les détails les sentiments émanant des personnages en y ajoutant un filtre de subjectivité qui nous rend plus proche de la situation. Voici décrite la première partie de ce roman, quant à la suite, c'est l'histoire d'un passage dans une autre dimension, "de l'autre côté du miroir...". Toujours passionnante, cette oeuvre semble décrire les trajectoires de satellites : toujours gravitant autour d'un autre élément sans jamais le rencontrer."
quelques extraits...
"...Derrière les choses ou les personens que nous croyons connaître se cache toujours une proportion identique d'inconnu.
La compréhension n'est jamais que la somme des malentendus...
Dans le monde où nous vivons ce que nous savons coexiste étroitement avec ce que nous ignorons, liés comme des frères siamois, en un état de parfaite confusion"
"...Mon idée est qu'il faut une stratégie d'une particulière habileté pour parvenir à faire coexister pacifiquementen soi la partie qui croit savoir et celle qui ignore... Il faut quelque chose pour nous ancrer. A défaut de quoi, c'est une certitude, nous nous précipitons en guise de punition vers une collision assurée."
"...Pourquoi sommes-nous si seuls, de demandai-je. Pourquoi est-il nécessaire que nous soyions si seuls ? Tant de gens vivent dans ce monde en attendant quelque chose les uns des autres, et ils sont nénanmoins contraints à rester irrémédiablement coupés des autres. Cette planète continue-t-elle de tourner uniquement pour nourrir la solitude des hommes qui la peuplent ? "
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