Lundi 3 septembre 2007
Réveil aux aurores.
Le coeur empli de spasmes
bat la chamade.
Un coeur qui bat, c'est bon signe.
Mais s'il pouvait battre moins fort...
Mais s'il pouvait battre moins fort...
J'observe le va-et-vient des émotions, comme un torrent
après les grandes crues. Parfois la colère, aussi noire qu'un tronc d'arbre foudroyé, flotte au-dessus d'un lac glauque d'incohérences. Les idées jaillissent en tous sens, comme des poissons
fébriles. Un ours y trouverait une belle pitance. Il y a dans le limon de ma pensée la certitude de faire le bon choix, m'éloigner de la souffrance
et de l'impossible, renoncer enfin à une chimère indomptable. Demeure pourtant de la taille d'une luciole l'espérance que tout pourrait guérir et
enfin commencer. Mais qui croit aux fées Clochette ! Ce n'est qu'un insecte phosphorescent, et mes rêves sont aussi creux que l'écorce rongée par les
termites... Je demeure en éveil, somnambule écorchée dérivant dans un quotidien sans substance. Ii faut remplir de sens les heures vides d'espoir, les silences sans prière.
La douleur est un manteau de chair un peu lourd sur les épaules, mais dont les pans longs jusqu'au sol me protègent de la crédulité. Je ferme le poing sur ma rage et mon impuissance, je serre les dents à en briser un os aussi sec qu'un fossile. Les images sont brutales, je sens les gifles de la déception, de l'amertume, de
la frustration, balayer mon visage à toute volée. Tendre l'autre joue ? Pour un baiser seulement, sinon baisser la tête et attendre que la tempête se
calme. Parce qu'elle s'apaise, parfois. Si j'ai
laissé dériver le tumulte d'un point à l'autre de mon corps, il parait alors assez fatigué de sa course pour laisser place à un apaisement, une confiance, un lacher prise. Peut-être est-il indispensable de laisser rugir la bête, hurler à la mort la femme
sauvage...
Je reprends d'instinct le livre de Clarissa Pinkola Estes, Femmes qui courent avec les Loups, et j'ouvre une page au "hasard". Je lis, page 629 :
...Si vous êtes sur le point de tout quitter, de prendre un risque, d'oser briser les interdits, creusez le plus profond possible, déterrez un maximum d'os, faites fructifier les aspects sauvages et naturels des femmes, de la vie, des hommes, des enfants, de la terre. Servez-vous de votre amour et de vos bons instincts pour savoir quand gronder, bondir, donner un violent coup de patte, quand tuer, quand battre en retraite....
... Pour hurler comme les loups, il faut beaucoup plus de "canto hondo", de chant profond...
... Toutes, nous pouvons affirmer notre appartenance au clan ancien des cicatrices, arborer fièrement les cicatrices de nos combats, écrire nos secrets sur les murs, refuser d'avoir honte, montrer le chemin vers l'issue. Ne nous usons pas à être en encolère. Au contraire, laissons cette colère nous rendre fortes...
... N'oublions pas que le meilleur ne doit pas rester caché...
... Alors sortez du bois, où que vous soyiez. Laissez derrière vous de profondes traces, vous le pouvez.
... Pardonnez autant que vous le pouvez, oubliez un peu, créez beaucoup...



Je reprends d'instinct le livre de Clarissa Pinkola Estes, Femmes qui courent avec les Loups, et j'ouvre une page au "hasard". Je lis, page 629 :
...Si vous êtes sur le point de tout quitter, de prendre un risque, d'oser briser les interdits, creusez le plus profond possible, déterrez un maximum d'os, faites fructifier les aspects sauvages et naturels des femmes, de la vie, des hommes, des enfants, de la terre. Servez-vous de votre amour et de vos bons instincts pour savoir quand gronder, bondir, donner un violent coup de patte, quand tuer, quand battre en retraite....
... Pour hurler comme les loups, il faut beaucoup plus de "canto hondo", de chant profond...
... Toutes, nous pouvons affirmer notre appartenance au clan ancien des cicatrices, arborer fièrement les cicatrices de nos combats, écrire nos secrets sur les murs, refuser d'avoir honte, montrer le chemin vers l'issue. Ne nous usons pas à être en encolère. Au contraire, laissons cette colère nous rendre fortes...
... N'oublions pas que le meilleur ne doit pas rester caché...
... Alors sortez du bois, où que vous soyiez. Laissez derrière vous de profondes traces, vous le pouvez.
... Pardonnez autant que vous le pouvez, oubliez un peu, créez beaucoup...



A6 - 23 aout 2M7 - anaka 





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