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Mercredi 3 octobre 2007

Mon âme Sieur prends moi

Comme je suis, même trop, même mal

Toi, mon Homme Soeur


A62oct2M7.jpgA6 âme sieur 2oct 2007 anaka ©


Même labouré par tant de...

peurs, tant d'envies, tant de vie



"...Ne vous mariez pas avec un homme avec qui vous pourriez vivre
Mariez vous avec un homme sans qui vous ne pourriez pas vivre

Certains ici et là ne semblent pas avoir d'âme. . .
Comment comprendraient-ils la nécessité pour d'autres d'être avec leur âme-soeur...

Votre Ame-Soeur vous prend comme vous êtes, même trop, même mal,
Même labourée par trop de Vie & d'£nvie..."

(extrait du blog de Marieke...)

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Mardi 2 octobre 2007


Quand même, Quand même.


Il y a dans tout ce grave


Tant de dérisoire ...


A6sept2M7Dial.jpg
A6 22 septembre 2007 anaka ©



Quand on cherche la petite bête

Souvent on trouve un troupeau...





Ne sais plus quoi faire ?                                                  Ne fais rien.                                                             Aphorisme du jour.                                                                                                                                                  Quelle sagesse dans ce mille feuilles de papiers froissés...                 
                                                     Passe un instant de grande grande détresse.

C'est l'incompréhension qui provoque ce creux au centre du cerveau, un trou noir et tout s'effondre en dedans en un clignement d'oeil.                                      
                                  Laver les yeux et dormir. Les rêves galopent en tous sens pour évacuer le stress. Une voiture vole dans les airs, une autre se remplit de boue, un homme voyage avec un petit garçon aux cheveux longs, ils attendent un bateau pour traverser jusqu'à l'île du jour d'avant.     

                         Au matin une gorgée de café dilue la colère sourde.        
Il y a comme un amusement à voir faire et se défaire espérances et déceptions, alternant dans un grand cirque de montagnes russes dont le créateur est d'une imagination sans limite.   
                                                                                                 
                        Un jour une ballade au grand soleil en décapotable, l'existence est une expérience d'une douceur subjugante, fondent les réticences et s'amnésient les moments d'orage en quelques kilomètres sur le bitume.                    
                                            La vie redevient simple, qui s'en plaindrait  ?                                                                         
Mais de quoi est-il fait, celui qui surgit dans la nuit portant  ses idées noires s
ous une cape en drap   de reproches tissés dans des mots rêches.
                                                      Y a-t-il, cachés sous l'oreiller, des mauvais génies en quête de disputes quand les jours sont trop calmes ?                    
               Depuis quelques temps j'ai du me tromper de véhicule : J'ai pris une auto tamponneuse...                              Allez, on rigole, on rigole...                                         

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Lundi 1 octobre 2007

Oh elle fond la bête !


Le gros monstre assoiffé


a dilué sa rage


A6sept2M7BeteRose.jpgA6 26 septembre 2007 anaka ©


S'effritent les reproches

Comme des miettes de passé.


Oui elle fond la bête. Le bras qui me pesait tant semblait l'avoir accueilli à demeure. Nichée dans mon épaule elle baillait parfois, écartelant les articulations. Lever le coude semblait inopportun. Aurais-je dérangé son sommeil ou interrompu sa sieste maussade ? Sans force, le membre tremblait de crainte et cessait de prendre, de porter, de tenir, et puis, d'enlacer.
Est-ce le bras qui embrasse qui est resté blessé... Dormir contre mon Autre, je ne peux, c'est le "mauvais côté". Je dois me retourner et contempler une fois encore ma solitude, me raisonner. "C'est bien ainsi." Quand dans mon dos je sens une chaleur soudaine, l'empreinte d'un corps qui s'imprime contre le mien et comme un soleil irradie mon être. Je dors mais le bras est léger à s'en soulever, le voilà qui d'un coup se rappelle qu'il est bras et qu'en haut de l'épaule il y a un corps tout entier qui l'accompagne. Le bras a retrouvé sa demeure, son essence de bras, il semble qu'à présent il pourrait presque se détendre, et accepter le tendre...


Les monstres
 
Il y a des monstres qui sont très bons,
Qui s'asseoient contre vous les yeux clos de tendresse
Et sur votre poignet
Posent leur patte velue.
 
Un soir
Où tout sera pourpre dans l'univers,
Où les rochers reprendront leurs trajectoires de folles,
 
Ils se réveilleront.
 
                           Eugène Guillevic
                                Terraqué (Poésie Gallimard )
un vrai merci à Monique, pour ce poème...

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Dimanche 30 septembre 2007

Bleue la bête ronronne

Et les touments saupoudrent

des petits elfes rouges


A6sept2M7BeteBleue.jpg
A6 26 septembre 2007 anaka ©

J'ai caressé son pelage


Enfoui ma tête sous ses poils.
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Samedi 29 septembre 2007

Je suis en désordre

Un désordre incroyable

Au creux de mon être


A6 26 septembre 2007 anaka ©

La grosse bête pèse sur mon bras.

Voudrait-elle que je l'embrasse ?



De combien de cellules est-on fait ? De combien d'êtres singuliers autonomes qui pensent chacun par eux-mêmes ? Des pensées différentes, des émotions opposées, ce peuple sauvage d'atomes parfois complémentaires souvent incompatibles. Des conflits agitent nos mémoires profondes et bousculent les dermes à vif. Le petit monde est en colère. Poussées de fièvre et puis embrassements, réunions au sommet d'un crâne qui explose. Malentendus, aveuglements, les sens sont en tous sens. Quelques larmes lavent parfois l'orage. Conciliabules, réconciliations. Se pourrait-il qu'enfin l'être entier s'unifie ? L'énergie alors afflue, presque incontrôlable. Contenir les élans, modérer les ardeurs, apprivoiser la bête qui sommeille, celle qui prend sur sa bosse toutes les douleurs et les transporte, cahin-caha, vas-y la bête, harassée exaspérée exténuée vacillante. Le coeur est tout fragile, un oisillon attendant sa becquée, aveugle encore, assoiffé trop.
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Vendredi 28 septembre 2007

S'extraire du tourment


Nager loin du tumulte


comme on s'accouche...



A6sept2M7accouche.jpgA6 demi-format 23 septembre 2007 anaka ©


Entre sommeil et veille

Où demeurons-nous, vraiment ?

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Jeudi 27 septembre 2007
Sortie du sommeil

La tête demeure au rêve

en apesanteur

A6sept2M7FVerte2.jpg
A4 demi-format 23 septembre 2007 anaka ©


Atterrissage en douceur,

j'envoie dans l'air mes e-mots.


Comme un apaisement, c'est une trêve entre deux houles, un moment de grâce où l'univers d'un coup s'amollit et s'entr'ouvre, on pourrait presque passer d'une planète à une autre, sauter d'un météore turbulent à une comète en queue-de-pie. J'ai puisé dans ma besace les mots sages, et découvert dans mon coeur des trésors engloutis de patience et d'espérance. Au réveil ils constituent le lit de mes possibles. Je travaille aux aurores, ma pensée est plus claire et bien moins encombrée de ces inquiétudes vacillantes, on aurait dit des grues en équilibre. Je pense en sentences, je souris aux aphorismes, je salue les évidences. Je sens que tout est là, tout est bien, demain est un autre jour, aujourdhui se suffit à lui-même, bientôt les poules auront des dents, et tout ça ne vaut pas la queue d'un âne...




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Mardi 25 septembre 2007

Dans l'antichambre

des secrets dorment entre eux deux

qui se chuchotent.


A6 23 septembre 2007 anaka ©


Parfois ils ne se rappellent

même plus de quoi ils parlent...


 

 


Colloque sentimental

Paul VERLAINE (1844-1896) Fêtes galantes   


Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.

Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.


     

Merci Michel :-)


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Lundi 24 septembre 2007

Allez ! danse, danse, danse !

Que tes pas sèchent tes larmes

et t'étourdissent !




A6sept2M7Dial4.jpg
A6 22 septembre 2007 - anaka ©


Que ta gigue apaise les braises

d'un feu qui couve encore.


"...Te rappelles-tu ? Comme tu riais ? Aux éclats, fort dans la salle de cinéma toute noire, une joie profonde qui remontait dans ta gorge en un roulement de tonnerre pour éclater dans un joyeux orage tonitruant. Te rappelles-tu de ces sourires complices, de ces gloussements joyeux, de ces rires entendus... Que demeure-t-il de la joie quand le sentiment de deux est parti ? Tu pourrais croire qu'il ne te reste que tes yeux pour pleurer, regretter, infiniment, puisque rien n'est parfait jamais, puisque forcément tu as commis des erreurs, mal entendu, mal compris, mal suggéré... Mais tout ce temps tu n'as jamais cessé d'aimer et de croire, et si le doute s'est insinué ce n'est pas dans ton coeur, mais peut-être dans ta tête. Et tu aurais préféré écouter juste ce petit morceau présomptueux de ta personne plutôt que te fier à tes tripes, tes organes, ton bide ? Eux d'en-bas, ils savaient. Sans dire,ils se plaignaient que tu les entendes si mal, bousculaient ton corps, infectaient ton foie, paralysaient ton bras. Que d'alarmes que tu ne voulais pas entendre, faisant semblant de croire que tu pourrais par ta seule volonté infléchir le destin. Etre aimée telle que tu es. Mais étais-tu toi-même, déjà ? Tu espérais qu'il entendrait aussi juste ce qu'ils avaient à vivre, à proposer, leur invitation au bonheur au partage à la compassion à la clémence à l'acceptation et puis et puis à la joie. Aujourd'hui que fais-tu de ce corps meurtri ? Vas-tu continuer à pleurer ton amour perdu ? Toi tu es là, avec toi-même, cette douleur qui irradie ton coeur. Et puis cet agacement qui surgit parfois comme un érythème que tu n'arrives pas à apaiser. Gratte-toi, mets de la crème, panse tes plaies. Et souris. Parce qu'il n'y a que ça à faire..."
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Samedi 22 septembre 2007

A6sept2M7Dial3-copie-1.jpgA6 - 22 septembre 2007- Rouge Baiser - anaka ©

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