Mon âme Sieur prends moi
Comme je suis, même trop, même mal
Toi, mon Homme Soeur
A6 âme sieur 2oct
2007 anaka ©
Même labouré par tant de...
peurs, tant d'envies, tant de vie
"...Ne vous mariez pas avec un homme avec qui vous pourriez vivre
Mariez vous avec un homme sans qui vous ne pourriez pas vivre
Certains ici et là ne semblent pas avoir d'âme. . .
Comment comprendraient-ils la nécessité pour d'autres d'être avec leur âme-soeur...
Votre Ame-Soeur vous prend comme vous êtes, même trop, même mal,
Même labourée par trop de Vie & d'£nvie..."
(extrait du blog de Marieke...)
Oh elle fond la bête !
Le gros monstre assoiffé
a dilué sa rage
A6 26 septembre 2007 anaka ©
S'effritent les reproches
Comme des miettes de passé.
Oui elle fond la bête. Le bras qui me pesait tant semblait l'avoir accueilli à demeure. Nichée dans mon épaule elle baillait parfois, écartelant les articulations. Lever le coude semblait
inopportun. Aurais-je dérangé son sommeil ou interrompu sa sieste maussade ? Sans force, le membre tremblait de crainte et cessait de prendre, de porter, de tenir, et puis, d'enlacer.
Est-ce le bras qui embrasse qui est resté blessé... Dormir contre mon Autre, je ne peux, c'est le
"mauvais côté". Je dois me retourner et contempler une fois encore ma solitude, me raisonner. "C'est bien ainsi." Quand dans mon dos je sens une chaleur soudaine, l'empreinte d'un corps qui
s'imprime contre le mien et comme un soleil irradie mon être. Je dors mais le bras est léger à s'en soulever, le voilà qui d'un coup se rappelle qu'il est bras et qu'en haut de l'épaule il y
a un corps tout entier qui l'accompagne. Le bras a retrouvé sa demeure, son essence de bras, il semble qu'à présent il pourrait presque se détendre, et accepter le tendre...
Les monstres
Il y a des monstres qui sont très bons,
Qui s'asseoient contre vous les yeux clos de tendresse
Et sur votre poignet
Posent leur patte velue.
Un soir
Où tout sera pourpre dans l'univers,
Où les rochers reprendront leurs trajectoires de folles,
Ils se réveilleront.
Eugène Guillevic
Terraqué
(Poésie Gallimard )
un vrai merci à Monique, pour ce poème...
Dimanche 30 septembre 2007
Bleue la bête ronronne
Et les touments saupoudrent
des petits elfes rouges
A6 26 septembre 2007 anaka ©
J'ai caressé son pelage
Enfoui ma tête sous ses poils.
Vendredi 28 septembre 2007
S'extraire du tourment
Nager loin du tumulte
comme on s'accouche...
A6 demi-format 23 septembre 2007 anaka ©
Entre sommeil et veille
Où demeurons-nous, vraiment ?
Allez ! danse, danse, danse !
Que tes pas sèchent tes larmes
et t'étourdissent !
A6 22 septembre 2007 - anaka ©
Que ta gigue apaise les braises
d'un feu qui couve encore.
"...Te rappelles-tu ? Comme tu riais ? Aux éclats, fort dans la salle de cinéma toute noire, une joie profonde qui remontait dans ta gorge en un roulement de tonnerre pour
éclater dans un joyeux orage tonitruant. Te rappelles-tu de ces sourires complices, de ces gloussements joyeux, de ces rires entendus... Que demeure-t-il de la joie quand le sentiment de deux est
parti ? Tu pourrais croire qu'il ne te reste que tes yeux pour pleurer, regretter, infiniment, puisque rien n'est parfait jamais, puisque forcément tu as commis des erreurs, mal entendu,
mal compris, mal suggéré... Mais tout ce temps tu n'as jamais cessé d'aimer et de croire, et si le doute s'est insinué ce n'est pas dans ton coeur, mais peut-être dans ta tête. Et tu aurais
préféré écouter juste ce petit morceau présomptueux de ta personne plutôt que te fier à tes tripes, tes organes, ton bide ? Eux d'en-bas, ils savaient. Sans dire,ils se plaignaient que tu les
entendes si mal, bousculaient ton corps, infectaient ton foie, paralysaient ton bras. Que d'alarmes que tu ne voulais pas entendre, faisant semblant de croire que tu pourrais par ta seule volonté
infléchir le destin. Etre aimée telle que tu es. Mais étais-tu toi-même, déjà ? Tu espérais qu'il entendrait aussi juste ce qu'ils avaient à vivre, à proposer, leur invitation au bonheur au
partage à la compassion à la clémence à l'acceptation et puis et puis à la joie. Aujourd'hui que fais-tu de ce corps meurtri ? Vas-tu continuer à pleurer ton amour perdu ? Toi tu es là, avec
toi-même, cette douleur qui irradie ton coeur. Et puis cet agacement qui surgit parfois comme un érythème que tu n'arrives pas à apaiser. Gratte-toi, mets de la crème, panse tes plaies. Et
souris. Parce qu'il n'y a que ça à faire..."
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