Dimanche 4 novembre 2007
Au fond de mon coeur
git un roi-homme endormi
qui veille sur mes rêves.
A5 dessin sur papier recoloré - juillet 2M7 anaka ©Il s'ignore tout-souverain,
le gardien de mes songes.
A5 dessin sur papier recoloré - juillet 2M7 anaka ©
A5 dessin sur papier octobre 2M7 anaka
©
Dessin
sur papier journal, octobre 2007 anaka ©



dessin sur papier
journal oct2M7 anaka ©
A4 collage - 14 octobre. 2007 -
anaka ©
Peut-être sont-elles qui nous sauvent, ces pensées muettes qui nous sont adressées en secret, ce petit sifflement dans l'oreille qui nous dit en souriant, oh quelqu'un pense à toi. Parfois il suffit simplement d'imaginer que cet inconnu autrefois familier, aujourd'hui untel sans nom ni visage, a lancé dans l'air une pensée qui nous caresse d'une brise impalpable. Le frémissement d'une feuille sur lequel l'oeil s'arrête, le vol d'un oiseau qui emporte notre regard, autant de petits échos à une pensée silencieuse qui chemine, inlassablement, jusqu'à son destinataire. Car pour peu qu'on tende l'oreille, que l'on prête attention au monde, elles nous parviennent toujours, ces pensées gracieuses. Elles réussissent toujours à se glisser jusqu'à nous, ces pensées courageuses. Elles nous cherchent et nous rejoignent, ces pensées audacieuses. Pas forcément sous la forme qu'on leur prête, et c'est là toute la magie du monde. Au lieu d'un mot depuis l'origine, une rencontre insolite. A la place d'un échange attendu, un partage inespéré. L'inattendu tisse la toile de tous les possibles, dans son champ germent des graines d'espoir, des bourgeons de rires, de minuscules foetus d'humanité. Tout circule, s'en va puis revient, tout retourne en son centre. Au coeur des tempêtes, au beau milieu des typhons, l'oeil du cyclone emporte avec lui les scories et nous lave de nos dernières réticences, de nos désenchantements, de nos maladresses. Alors à l'embryon s'offre une nouvelle naissance.
A4 collage - 14 octobre. 2007 - anaka ©
Mauvais rêve. J'avais une tumeur dans le ventre, j'étais opérée, deux fois, consciente, je craignais le retour de la maladie. J'entendais les médecins me confirmer la rechute. Je me suis réveillée emplie encore de cette crainte. A quel point la peur seule peut anéantir toute énergie... Où commence l'intuition, où finit l'inquiétude. Attention, danger.
A4 collage - 14 octobre. 2007 - anaka ©
A4 collage - 14 octobre.
2007 - anaka ©Trois vieux papis
Trois vieux papis tout vermoulus
Sur un très vieux banc tout moussu
Parlaient de la pluie et du temps.
Par ici la terre est très dure
Disait l'Arthur
Même les corbeaux volent à l'envers
Pour ne point voir la misère.
Et ta sœur elle vole à l'endroit
Répondit le Prosper
Un oiseau ça doit planer droit
C'est marqué dans le dictionnaire.
Un coup je lance ma casquette
Un coup je vais la rechercher
Lâcha le Dédé
Y'a les ceusses qui rient quand ils pètent
Et ceusses que l'oignon fait pleurer.
Trois vieilles branches toutes tordues
Sur un très vieux banc tout moussu
Papotaient pour se faire du vent.
Il n'y a point d'amour qui dure
Disait l'Arthur
Ça vous met le cœur en calanche
L'amour c'est pas toujours dimanche.
T'as donc pas connu la Lulu
Répondit le Prosper
Tu vois toujours tout en austère
Remémore-toi donc son joufflu.
L'amour c'est un peu la galère
Mais il y fait bon ramer
Lâcha le Dédé
L'amour c'est juste un poil amer
C'est du bonbon acidulé.
Trois vieux bandits encore poilus
Entre le vert et le chenu
Se racontaient le French Cancan.
Y'avait l'Arthur
Y'avait le Dédé
Y'avait le Prosper.
La vie c'est pas de la confiture
Disait l'Arthur
C'est dur
Des fois j'en mangerai mon galure.
Tu dors comme tu fais ta litière
Répondit le Prosper
Plutôt que bouloter ta visière
Ben, t'as qu'à manger du camembert.
C'est pas que je m'ennuie, mais je me fais chier
Disait le Dédé
Oyé
Vous me gonflez, je m'en vas rentrer pour souper. [prout!]
Trois vieux papis sous un platane
Les deux mains sur le pommeau de la canne
Le seul pépé, c'était le Dédé
Oyé
Les deux pépères, c'étaient l'Arthur
L'Arthur et le Prosper
Oyère
Trois vieux papis
Trois papis papotaient
Papotaient pour se faire du vent.
Richard Gotainer, 1982.
A6 collage - 14 octobre. 2007 - anaka ©
-Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli…-Je suis un renard, dit le renard.-Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé-Ah! Pardon, fit le petit prince.Mais après réflexion, il ajouta :-Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?...-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "Créer des liens… si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :-S'il te plaît… apprivoise-moi! dit-il....
-Que faut-il faire? dit le petit prince.-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près…
Le lendemain revint le petit prince....
- Voici mon secret, dit le renard. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.... Les hommes ont oublié cette vérité. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé…
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