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Jeudi 18 octobre 2007

Hé, la bête, tu rodes

comme une voleuse affamée

en quête de pitance


A5Collageoct2M7.jpgA4 collage - 14 octobre. 2007 -  anaka ©


Mon corps n'est pas ton domaine.

Passe ton chemin, la bête.


Mauvais rêve. J'avais une tumeur dans le ventre, j'étais opérée, deux fois, consciente, je craignais le retour de la maladie. J'entendais les médecins me confirmer la rechute. Je me suis réveillée emplie encore de cette crainte. A quel point la peur seule peut anéantir toute énergie... Où commence l'intuition, où finit l'inquiétude. Attention, danger.
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Mercredi 17 octobre 2007

Des formes sont en toi,

Elles créent des mondes, des espaces

où tu voyages.

A4Collage1Oct2M7.jpg
A4 collage - 14 octobre. 2007 -  anaka ©


à ces points, à ces lignes,

il te faut t'accoutumer...



Le vrai
centre d'un cercle
est un point. Or le point est sans
position et sans dimension, situé par-delà
notre monde. Cerce et sphère prennent naissance
en lui, ils en sont la manifestation. Le stade de la potentialité
y atteint son développement formel. La loi du monde est le mouvement,
celle du centre est l'immobilité. La vie est une perpétuelle danse autour du
milieu du centre, une incessance circumambulation autour de l'invisible. Chacun
est à la recherche de son centre, mais où trouver ce point ? Nulle part puisqu'il
est sans position. Partout puisqu'il est le fondement de toute chose. La circumambula-
tion autour de l'invisible est le modèle archétypal de la vie. Pour pouvoir saisir et appré-
hender la matière, connaître la dimension est indispensable. Sans les formes visibles l'in-
visible ne peut se révéler. L'univers visible est l'instrument qui permet le contact avec la
transcendance. Roue de la vie et mouvement, image de l'univers naissant à tout instant du
centre unique, s'étendant vers la périphérie et en même temps ramenant la multiplicité
vers le centre unique. A l'extérieur comme à l'intérieur, dans quelque domaine que ce
soit on rencontre les mêmes structures de base.   Ce modèle fondamental, chacun
de nous le porte en soi et le reconnaît comme représentation de la vie.   L'un, le
centre, échappe à toute représentation intellectuelle. Il est vivant en chacun
de nous, mais ni la volonté ni l'intellect ne peuvent nous en faire prendre
conscience. Même si les mots ne facilitent pas notre cheminement
vers l'essentiel, paradoxalement ils nous en rapprochent par
leur  seule  tentative de l'énoncer.  Dans ce voyage au
coeur de l'homme, il est bon de s'aventurer en des
terres étrangères, car notre quête du centre
unique  nous  ramène  toujours  à
l'endroit  précis d'où nous
sommes initialement
partis.

Texte reproduit sur les  plexis ronds  d'anaka,
écrit d'après les pages de Rüdiger Dahlke
extraites de : Mandalas : comment retrouver le Divin en soi



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Mardi 16 octobre 2007

Dans le creux du banc

dorment en empreintes les séants

qui ont pris la pause...


A4Collage3Oct2M7.jpgA4 collage - 14 octobre. 2007 -  anaka ©


Dans toutes les mémoires du monde

S'y asseoient les souvenirs.



Un petit hommage au génial Gotainer.
L'année de mon bac, cette chanson irrésistible.
Depuis je ne peux plus regarder un banc
sans penser à ces trois vieux papis qui papotent et qui pètent...
 
Trois vieux papis

Trois vieux papis tout vermoulus
Sur un très vieux banc tout moussu
Parlaient de la pluie et du temps.

Par ici la terre est très dure
Disait l'Arthur
Même les corbeaux volent à l'envers
Pour ne point voir la misère.

Et ta sœur elle vole à l'endroit
Répondit le Prosper
Un oiseau ça doit planer droit
C'est marqué dans le dictionnaire.

Un coup je lance ma casquette
Un coup je vais la rechercher
Lâcha le Dédé
Y'a les ceusses qui rient quand ils pètent
Et ceusses que l'oignon fait pleurer.

Trois vieilles branches toutes tordues
Sur un très vieux banc tout moussu
Papotaient pour se faire du vent.

Il n'y a point d'amour qui dure
Disait l'Arthur
Ça vous met le cœur en calanche
L'amour c'est pas toujours dimanche.

T'as donc pas connu la Lulu
Répondit le Prosper
Tu vois toujours tout en austère
Remémore-toi donc son joufflu.

L'amour c'est un peu la galère
Mais il y fait bon ramer
Lâcha le Dédé
L'amour c'est juste un poil amer
C'est du bonbon acidulé.

Trois vieux bandits encore poilus
Entre le vert et le chenu
Se racontaient le French Cancan.
Y'avait l'Arthur
Y'avait le Dédé
Y'avait le Prosper.

La vie c'est pas de la confiture
Disait l'Arthur
C'est dur
Des fois j'en mangerai mon galure.

Tu dors comme tu fais ta litière
Répondit le Prosper
Plutôt que bouloter ta visière
Ben, t'as qu'à manger du camembert.

C'est pas que je m'ennuie, mais je me fais chier
Disait le Dédé
Oyé
Vous me gonflez, je m'en vas rentrer pour souper. [prout!]

Trois vieux papis sous un platane
Les deux mains sur le pommeau de la canne
Le seul pépé, c'était le Dédé
Oyé
Les deux pépères, c'étaient l'Arthur
L'Arthur et le Prosper
Oyère

Trois vieux papis
Trois papis papotaient
Papotaient pour se faire du vent.

Richard Gotainer, 1982.

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Lundi 15 octobre 2007

Et le renard dit :


S'il te plaît... Apprivoise-moi.

Je serai pour toi...

A6CollageOct2M7.jpgA6 collage - 14 octobre. 2007 -  anaka ©


Je serai pour toi unique

Pour toi unique au monde.





-Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli…
-Je suis un renard, dit le renard.
-Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah! Pardon, fit le petit prince.
Mais après réflexion, il ajouta :
-Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
...
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "Créer des liens… si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
-S'il te plaît… apprivoise-moi! dit-il.
...
-Que faut-il faire? dit le petit prince.
-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près…

Le lendemain revint le petit prince.
...
- Voici mon secret, dit le renard. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
... Les hommes ont oublié cette vérité. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé…


 
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Dimanche 14 octobre 2007

Les entrailles aboient


Comme une meute en furie.


La caravane passe


A6chienrose23sept.jpg
A6 chien sauvage du désert des hautes plaines - sept. 2007 anaka ©


Entre la chair et les os

S'étirent de longs silences.



Parfois dedans l'une s'agite, s'encolère, se révolte, tandis que tous les autres la regardent désolés.
C'est le temps des conciliabules internes. Comment la persuader de ne pas prendre le dessus, prendre les armes, prendre la porte, prendre tout mal ? Elle n'a de cesse d'agiter le corps morcelé et ne trouverait de repos que dans un ultime combat, un éclat de rage, ou de voix.
Peut-être simplement écouter sa mélopée lancinante de mal aimée, ses complaintes de victime de l'amour, son malheur de n'être jamais entendue, reconnue, accueillie...
Rester calme en retrait, et observer la tempête qui tend l'aorte à l'en faire éclater, fait battre le coeur si fort qu'il en devient assourdissant, on ne s'entend plus soi-même dans ce vacarme muet.
Au-dehors, assis au seuil de soi-même, observer le chahut des neurones. Compter les points dans la bataille sanglante entre les je-veux et les tu-dois, les il-faut les prennent en revers, eux-même surpris par les tu-es-sur-? La chevauchée sauvage des lâcher-prise finit d'éparpiller les sombres pensées armées.
L'esprit en déroute, ne reste que le coeur qui bat toujours, essoufflé mais vainqueur.
Jusqu'à la prochaine salve...

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Samedi 13 octobre 2007

Une petite fille en pleurs

Dans un grand corps de femme.

Mais qui es-tu donc ?


A6sept2M7Dial2.jpg
A6  - sept. 2007 anaka ©

Dans ton langage d'oiseau

Tu parles l'idiome des vivants.



En toi demeurent des vivants. Des survivants d'un autre monde, d'une époque ancienne, d'un continent lointain. En toi demeure l'enfant qui n'est pas devenu grand, celui qui est resté coincé entre deux pleurs, entre solitude et abandon, ou déni, ou indifférence. Marqué du sceau de la douleur il s'est cristallisé dans un repli de chair et erre comme un fantôme à la recherche d'un réconfort.
Parfois il surgit par ta bouche, par tes yeux, ta peau, et la douleur est quasi intolérable, car lui ne sait que se frotter  aux aspérités, s'entailler le derme sur les pensées aiguisées, marcher sur des braises, s'enfoncer des clous d'évidence...
Soudain il hurle, son cri est si pitoyable, si déchirant, que l'adulte que tu es disparait dans les tréfonds de la conscience.

Comment savoir que c'est lui, ce tout petit enfant blessé, qui tient maintenant les rênes de l'attelage ?

D'abord tes chevaux s'emballent. Il n'est pas assez fort pour contenir la puissance de ton énergie vitale. Tu es en colère. Une colère sourde, qui recouvre ton horizon comme un ciel menaçant chargé d'orages prêts à éclater. Un rien fait exploser les nuages, et se répandent les typhons d'imprécations contre l'automobiiste qui roule trop lentement, la caissière qui ne peut pas lire le code barre, et puis les enfants qui sont trop des enfants, les gens qui rient trop, ceux qui te sourient, pourquoi, ceux qui te parlent, pourquoi, pourquoi. Tu  pourrais tuer.

Cette colère-là est comme une arme que tu retournes contre toi.
Suit alors un désespoir sans fond, une tristesse incommensurable, ce sentiment d'être seul avec toi-même avec ton corps avec tes os, impuissant dans un monde qui t'étouffe et te menace. Seul dans le désert du réel, en proie à la soif inextinguible de reconnaissance.
Ecartelé entre cette peur d'être approché au moment où tu es si vulnérable, et le désir intense qu'Un te prenne dans les bras et te berce, tu souffres.

Sache que.
Si tu luttes,
le combat tu perdras.

T'abandonner est le seul chemin.
Trouver sur ton chemin de ronces Un qui te prenne dans ses bras, te berce, s'adresse à ce tout petit enfant dévasté par l'absence, le silence, l'indifférence. Si le miracle survient, tu retournes dans les monde des vivants, accompagné par cette foultitude qui t'habite, désormais plus confiante, plus sereine. 

En toi un peuple entier peut vivre en paix.




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Lundi 8 octobre 2007
Je vous remercie de me signaler vos éventuelles difficultés à poser des commentaires, il semble que cela arrive fréquemment sur mon blog. Pour rappel, il suffit de cliquer en bas de l'article sur "ajouter un commentaire". Une fenêtre s'affiche, et un code anti-spam vous est demandé avant d'envoyer votre post...

Quand le calme revient

Après tempête, et chaos,

Le monde fait silence.


Plexi Spasmes 2007 & photo février 2007 anaka ©



Mes oreilles bourdonnent encore

Des dernières agitations.


Parfois même, je suis comme saoule. L'apaisement se propage dans mon corps à m'en étourdir, il me semble que je flotte ainsi assise auprès de lui, dans la vieille anglaise qui roule sous les salutations des forêts mordorées. Le soleil est de la fête, on en aurait presque chaud sous la casquette... Réjouissez-vous gentes gens, la paix revient au royaume, j'ai cru perdre mon roi et ma tête, et j'ai retrouvé un empire de paix intérieure... Traverser les grandes eaux. Les torrents émotionnels, à la nage indienne... A la brasse coulée et tant pis si la tasse n'est pas pleine de café mais bien de larmes salées. Entre deux virages une épingle a percé ce tourbillon qui enflait sans trouver d'issue, le bonheur était d'une violence... Un gros soupir a éternué l'excédent, et sa main s'est seulement posée sur mon genou en signe d'acquiescement. Moment d'éternité.. Hier soir, j'ai lu : "je dois continuer de brûler ce qui souffre en moi et tyrannise ma vie". J'aime cette photo, elle me dit le bras qui tient, le sourire qui s'étire et nous rejoint, le sentiment si fort d'être deux, elle me raconte aussi le coeur serré à en éclater, les mots qui courent sous les rafales, les couleurs en déraison pour ne pas me noyer dans le blanc d'un silence qui n'a rien d'apaisant. Jai lu encore. "Le langage est la source de tous les miracles et de tous les malentendus. c'est comme l'amour". Que faut-il vraiment pour revenir d'entre les mots, d'entre les renoncements, d'entre les disparitions de sentiments ? Ma vie traversée d'une trouée laisse une cicatrice brûlante que je n'apaise pas. Elle me rappelle que son absence est intolérable. Que renoncer est inenvisageable. Que si ma vie m'appartient pourtant pleinement, elle est aussi faite ce mon amour pour cet homme. Cet homme là et nul autre. Voilà. C'est écrit en toutes lettres. Pas si facile à dire, pas plus facile à écrire. Je t'aime, mon Jack.

extraits cités : en nous la vie des morts, Lorette Nobecourt.

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Dimanche 7 octobre 2007

Jour béni des deux

Une prière ne suffirait pas

à saluer sa grâce


A6sept2M7BeteJaune.jpgA6 Prière - sept. 2007 anaka ©


Machalla, le Bon Dieu vous aime,

aurait dit ma  grand-mère...

(paix à son âme)


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Vendredi 5 octobre 2007

Oh la bête, lascive

ouvre grand tes oreilles

ce silence est d'or




A6 la sive - 2oct 2007 anaka ©


Un bruit s'agite et s'endort

contre ta hanche callipyge



La naissance, la maladie, la vieillesse et la mort sont quatre cadeaux aussi merveilleux que le cycle des saisons.

      Tu ne peux être séparé de ceux que tu aimes, ils vivent en toi pour toujours.

Devoir être avec ceux que tu n'aimes pas est impossible parce que tu as cessé de détester.
    Comme celle du soleil, ta lumière est pour tous, tu aimes même ce qui te parait odieux.   

Ne pas pouvoir satisfaire les désirs n'est pas souffrance parce que ce qui importe, c'est le prodige d'avoir des désirs.
Que tu les satisfasses ou non ils te donnent le sentiment d'être vivant.

                      L'attachement aux désirs et aux choses,
lorsqu'il n'est pas possessif, est bonté sublime.
On ne peut mettre fin à l'attachement,
car le tout n'étant qu'un, comment l'unité se détacherait-elle d'elle-même !

         L'attachement par amour est le chemin de la réalisation.    

Pour vivre en plein bonheur, marche dans la plaine infinie dépourvue de sentiers, laisse tes yeux voir ce qu'ils t'invitent à voir, ne leur mets pas d'oeillères.

Permets à toute pensée d'errer dans toutes les dimentions,
Donne à chaque parole des racines dans ton coeur,
Comporte-toi comme un enfant aimé de ses parents,
Vis mille vies en une seule vie,

Ne fais pas d'efforts, laisse les choses se réaliser à travers toi car chaque acte matériel est un cadeau.

L'attention et la concentration sont filles d'un amour passionné,

Pense et sens, désire, vis avec plaisir.
Nous devons mourir pour pouvoir naître.
 
L'existence ne nie pas la mort, elle la vénère.
Regarder c'est bénir.
Entendre, toucher, sentir, goûter c'est bénir.

Le corps, l'âme, l'esprit, les fonctions mentales sont une même chose.
L'ignorance, c'est vouloir les séparer.



Pensées de...
Je ne me rappelle plus où j'ai trouvé ces phrases,
il me semble pourtant reconnaître l'esprit incisif de Krishnamurti...

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Jeudi 4 octobre 2007

Depuis les cimes


Le panorama  offre


Une vue au sommet.


Dessin-dédicace, expo Samivel du Chateau Saint-Maurice,30 septembre 2007 - anaka©


Regarde ce paysage

Et cette vie, imprenable...



Depuis les arêtes de nos coeurs, parfois un horizon découpe nos existences à notre insu. Des tranches d'instant qui recèlent une éternité, des  failles  de possibles qui ouvrent  à l'inattendu, et se révèle un monde qui ne ressemble plus à hier, ni même à demain. Suffirait-il d'un geste pour faire s'envoler le papillon à l'autre bout de la Terre. Pour réanimer un coeur qui ne battait presque plus, peut-être un geste un seul, oui, mais lequel. Dans cette ignorance se cache le trésor. Quand rien ne demeure d'attente, d'espérance, de désir de sauver à tout prix ou de se battre jusqu'au bout, quand seule survient la fatigue, cette lassitude immense qui embrasse tout dans un silence de pluie. Alors peut-être se met en marche la magie qui nous échappe. Et nous fait renaître. Oh le souffle est haletant, la santé précaire, entre deux une timidité neuve, renouvelée plutôt, on rougirait presque d'un sourire...
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