Mercredi 19 décembre 2007
Qu'est-ce que j'ai de plus que toi,
Que toi tu n'as pas ?
Lettre Papier Journal - novembre 2M7, anaka ©
Cette foi, folle espérance
Qui résiste à tous les doutes.
Lettre Papier Journal - novembre 2M7, anaka ©
A6 - novembre 2M7, anaka ©
mener une vie de baton de chaise :
Pour saisir la signification de cette expression, il faut se référer aux chaises à porteurs, qui étaient munies de bâtons par lesquels les porteurs transportaient les hautes dignités.
Ces bâtons étaient ainsi l'objet de déplacements ininterrompus (déplacés, soulevés, posés, secoués, tirés pour dégager la porte de la chaise, ...).
La signification de mener une vie de bâton de chaise se construit initialement sur cette idée de déplacements incessants. Puis c'est l'idée de déplacements désordonnés, d'agitation excessive qui détermine la métaphore avec le mode de vie d'une personne.
Discuter à bâtons rompus, Prendre son pied, Découvrir le pot aux roses, Partir au quart de tour, S'être mariés à la Mairie du XXIème (arrondissement), Tomber dans le panneau, Secouer le cocotier, Etre copains comme cochons, Recharger ses batteries,
A6 - novembre 2M7, anaka ©
A6 - novembre 2M7, anaka ©
Comment savoir....
Comment ne pas fuir...
Comment croire encore..
Comment garder patience
Comment demeurer confiante
Comment ne pas céder à la tristesse,
à la nostalgie, à ce sentiment d'agonie,
à la désespérance, à l'incrédulité, au regret,
à la mésestime, à l'inéluctable autodépréciation
Comment encore croire, aujourd'hui, à demain ?






Me voici rendue
Au froid mordant de la neige
en atterrissage...
A6 Collage novembre 2M7, anaka
©
J'ai mis mes moufles, mon bonnet,
Mon cache-nez, de grosses chaussettes...
Comme une sentence, implacable, ce froid tranchant. Même le feu dans la cheminée ne peut réchauffer les quatre jours de la maison vide. Le blanc dehors fait linceul et accule au silence. Ne reste qu'à patienter, vêtue de mille peaux et d'images chaleureuses...
Je trie les photos de trois jours de ballades dans la ville romaine, je colle les souvenirs avant qu'ils ne s'envolent. Je crois que c'était bien, mais je ne sais pas encore à quel point, la mémoire n'est pas intégrée et fait peu à peu son chemin dans les jours qui suivent.
Je me souviens de ballades interminables et enchantées dans les rues de belles pierres et de joyeuses fontaines. De ce coup de soleil en face du Capitole, après des heures passées entre le Forum Romain et les Colisée à chercher les images de trois mille ans dans les vestiges indistincts, ce merveilleux sandwich italien à la courgette et à la mozzarella.
Je me souviens de cet artichaud frit et fondant, une splendeur, offert dans une gargotte du quartier delle traverstare, je me souviens du vieil homme vendeur de balais si heureux de nous indiquer le chemin de la trattoria cachée, je me souviens des fesses de l'ange sur la place Navona, du nez levé vers le sommet du Panthéon jusqu'au vertige, de la fontaine de Trévi qui n'est pas celle que l'on croit, et de la pièce qui tombe, plic au bon endroit, même si c'est pour ailleurs.
Je me rappelle ces sourires échangés, ces rencontres charmantes, ces échanges, le plaisir d'être là, ailleurs, nulle part ailleurs, laisser filer les heures entre nos doigts, comme s'il restait encore du temps, beaucoup de temps, encore longtemps...
A6 Collage novembre 2M7, anaka ©
A l'heure où j'écris ces mots, je suis encore ici, maintenant.
A l'heure où ils paraitront, je serai ailleurs, en prévision à Rome.
Mais dans l'absolu je l'ignore.
Peut-être est-ce l'un de ces rares instants où je mesure la fugacité de mon existence. Si je ne suis plus, ce sera mon dernier mot, ma dernière prière pour ceux que j'aime, ceux que je ne connais pas mais que je pourrais aimer tout autant, ceux que je connais et que je n'ai pas su aimer...
J'emporterai le regret de me sentir encore tellement en demande, tellement assoiffée de retour, si peu sage...
J'emporterai cette joie profonde et insatiable d'avoir aimé de tout mon être les miens, et ceux que j'ai fait miens...
Et pour une fois, je n'aurai pas envie de lire des commentaires en retour de ce billet sans raison, ces mots jetés en vrac sorti du chapeau de la conscience comme le lapin blanc, les yeux rouge et le nez agité...
série papier à lettres - novembre 2007 - anaka ©
Demain nous serons loin.
Passée la petite heure de vol,
envolés les départs ratés,
laissés au passé les quiproquos les ratés...
On n'aura pas de vélo, sinon un tout petit dans la tête...
Juste nos pieds dans des chaussures assez souples
pour entraîner nos pas toute la journée durant...
A Trévi on s'arrêtera.
Il parait qu'il faut être prudent, car si l'on fait un voeu,
il y a toutes les chances qu'il se réalise...
série papier à lettres - novembre 2007 - anaka ©
Pour faire une bonne pâte, mélanger beurre, farine, deux oeufs, pétrir, effeuiller des doigts, émietter, ajouter un peu d'eau si nécessaire, malaxer, jusqu'à ce que la pâte ne rebondisse plus. Puis laisser reposer au frigidaire au moins vingts minutes. En boule. Ensuite étaler au rouleau, assez fine, sur un support fariné. Remettre au frais encore une demi heure, avant cuisson.
Pétrir, Remettre au frais.
Etaler, remettre au frais
Voilà qui parle à la bonne pate qui sommeille en moi...
série papier à lettres - novembre 2007 - anaka ©
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