Merci


anakaikus se termine,
vivent les ...
anakAleatoires 
 
Mon merci à vous,
pour votre présence,
pour votre participation,
vos encouragements quotidiens...

Catégories

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Commentaires

Jeudi 11 octobre 2007
Lorette Nobécourt  

En nous la vie des morts

Grasset 2006 /  18.90 € 
390 pages ISBN : 2-246-59451-0

Ce livre là, il m'a sauvée. Un peu. de moi-même. Ou de celle que je ne suis pas. Celle qui s'enfuit sans cesse, la compagne du cerf dont la peau sèche sur le rebord de la rambarde en bois. J'ai couru si vite, mais à chaque fois mon passé me rejoint, me dépasse, je trébuche. Tombée là, j'ai lu. Ressenti avec les os la douleur de l'absence, la colère de l'impuissance, le besoin de néant pour ne plus voir ne plus entendre ne plus rien dire. Et puis jusqu'à la rédemption, le retour de la joie dans mes cellules, l'envie de m'asseoir devant la mer étale et de faire, rien. Juste être là. Parfois, la fatigue aussi me rattrape et use mes nervures. Je me sens encore si fragile, je tremble comme une feuille de saule à l'automne. Décrocher, lacher le tronc pour voler, lâcher la prise...

anaka, 11 octobre 2007.


en-nous-la-vie-des-morts-copie-1.jpg

Par l'auteur elle-même...

" A l'automne 2002, j'ai laissé l'homme que j'aimais, rendu les clefs de l'appartement où je vivais depuis douze ans, j'ai donné mes livres, mes vêtements, la plupart de mes meubles et je suis partie, avec ma fille sous le bras, vivre à Rome. A la Villa Médicis. C'est un beau lieu pour changer de vie. J'ai connu là-bas des heures qui n'appartiendront jamais qu'à moi seule. J'y suis morte à chaque saison. Et de mourir tant de fois, je suis née à d'autres mondes, à une autre vie. En nous la vie des morts est le premier livre de cette vie. Je l'ai écrit aux heures de l'ombre et aux heures de lumière. Je l'ai écrit avec mes os.  J'avais faim d'embrasser le monde, j'avais une telle faim de comprendre d'où je venais, qui j'étais, pourquoi je souffrais tant. J'avais faim de donner aussi. J'étais allée aussi loin que possible dans la chair, sans trouver la lumière. Je voulais essayer le verbe. Autrement, pas comme avant. Loin de moi. J'étais si lasse de moi-même. Je voulais un héros étranger à mes manières, et un homme oui, qui me permette aussi de parler du féminin.»

La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 2 septembre 2006

Parfois, un livre surgit de nulle part, au moment juste, pour vous épauler, vous nourrir, et vous sauver. Nortatem, le héros new-yorkais d'En nous la vie des morts, connaît cette chance avec le Livre 7. Un ouvrage hébraïque anonyme, trouvé sur la table d'entrée d'une amie. Un guide spirituel romanesque en diable, une cérémonie des adieux éternellement recommencée retraçant les agonies fulgurantes d'êtres en quête d'absolu. Nortatem dévore ce livre dans une maison du Vermont coupée du monde, où il s'isole pour se remettre du suicide de son ami d'enfance. Par un subtil effet de mise en abyme, Lorette Nobécourt écrit à la fois l'histoire du deuil de Nortatem, personnage magnifique et envoûtant comme son prénom, et les courts chapitres de ce mystérieux Livre 7, leçons métaphysiques d'une exquise pertinence sur l'approche de l'au-delà.
A force de tendre des fils de soie entre ces histoires ésotériques, imprégnées de toutes les spiritualités du monde, elle parvient à tisser un tapis de méditation sur lequel on se love comme un enfant. Et signe un livre hanté qui nous fait «muter», pour reprendre l'expression de Nortatem, transfiguré lui aussi par ses lectures...

un extrait...
«…un livre pouvait changer un homme. C’était même là sa principale raison d’être. Regarder l’existence d’un autre point de vue et se raconter une nouvelle histoire pour modifier son propre destin, pour muter...»
(p.383)



ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 8 octobre 2007
Je vous remercie de me signaler vos éventuelles difficultés à poser des commentaires, il semble que cela arrive fréquemment sur mon blog. Pour rappel, il suffit de cliquer en bas de l'article sur "ajouter un commentaire". Une fenêtre s'affiche, et un code anti-spam vous est demandé avant d'envoyer votre post...

Quand le calme revient

Après tempête, et chaos,

Le monde fait silence.


Plexi Spasmes 2007 & photo février 2007 anaka ©



Mes oreilles bourdonnent encore

Des dernières agitations.


Parfois même, je suis comme saoule. L'apaisement se propage dans mon corps à m'en étourdir, il me semble que je flotte ainsi assise auprès de lui, dans la vieille anglaise qui roule sous les salutations des forêts mordorées. Le soleil est de la fête, on en aurait presque chaud sous la casquette... Réjouissez-vous gentes gens, la paix revient au royaume, j'ai cru perdre mon roi et ma tête, et j'ai retrouvé un empire de paix intérieure... Traverser les grandes eaux. Les torrents émotionnels, à la nage indienne... A la brasse coulée et tant pis si la tasse n'est pas pleine de café mais bien de larmes salées. Entre deux virages une épingle a percé ce tourbillon qui enflait sans trouver d'issue, le bonheur était d'une violence... Un gros soupir a éternué l'excédent, et sa main s'est seulement posée sur mon genou en signe d'acquiescement. Moment d'éternité.. Hier soir, j'ai lu : "je dois continuer de brûler ce qui souffre en moi et tyrannise ma vie". J'aime cette photo, elle me dit le bras qui tient, le sourire qui s'étire et nous rejoint, le sentiment si fort d'être deux, elle me raconte aussi le coeur serré à en éclater, les mots qui courent sous les rafales, les couleurs en déraison pour ne pas me noyer dans le blanc d'un silence qui n'a rien d'apaisant. Jai lu encore. "Le langage est la source de tous les miracles et de tous les malentendus. c'est comme l'amour". Que faut-il vraiment pour revenir d'entre les mots, d'entre les renoncements, d'entre les disparitions de sentiments ? Ma vie traversée d'une trouée laisse une cicatrice brûlante que je n'apaise pas. Elle me rappelle que son absence est intolérable. Que renoncer est inenvisageable. Que si ma vie m'appartient pourtant pleinement, elle est aussi faite ce mon amour pour cet homme. Cet homme là et nul autre. Voilà. C'est écrit en toutes lettres. Pas si facile à dire, pas plus facile à écrire. Je t'aime, mon Jack.

extraits cités : en nous la vie des morts, Lorette Nobecourt.

ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 7 octobre 2007

Jour béni des deux

Une prière ne suffirait pas

à saluer sa grâce


A6sept2M7BeteJaune.jpgA6 Prière - sept. 2007 anaka ©


Machalla, le Bon Dieu vous aime,

aurait dit ma  grand-mère...

(paix à son âme)


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 5 octobre 2007

Oh la bête, lascive

ouvre grand tes oreilles

ce silence est d'or




A6 la sive - 2oct 2007 anaka ©


Un bruit s'agite et s'endort

contre ta hanche callipyge



La naissance, la maladie, la vieillesse et la mort sont quatre cadeaux aussi merveilleux que le cycle des saisons.

      Tu ne peux être séparé de ceux que tu aimes, ils vivent en toi pour toujours.

Devoir être avec ceux que tu n'aimes pas est impossible parce que tu as cessé de détester.
    Comme celle du soleil, ta lumière est pour tous, tu aimes même ce qui te parait odieux.   

Ne pas pouvoir satisfaire les désirs n'est pas souffrance parce que ce qui importe, c'est le prodige d'avoir des désirs.
Que tu les satisfasses ou non ils te donnent le sentiment d'être vivant.

                      L'attachement aux désirs et aux choses,
lorsqu'il n'est pas possessif, est bonté sublime.
On ne peut mettre fin à l'attachement,
car le tout n'étant qu'un, comment l'unité se détacherait-elle d'elle-même !

         L'attachement par amour est le chemin de la réalisation.    

Pour vivre en plein bonheur, marche dans la plaine infinie dépourvue de sentiers, laisse tes yeux voir ce qu'ils t'invitent à voir, ne leur mets pas d'oeillères.

Permets à toute pensée d'errer dans toutes les dimentions,
Donne à chaque parole des racines dans ton coeur,
Comporte-toi comme un enfant aimé de ses parents,
Vis mille vies en une seule vie,

Ne fais pas d'efforts, laisse les choses se réaliser à travers toi car chaque acte matériel est un cadeau.

L'attention et la concentration sont filles d'un amour passionné,

Pense et sens, désire, vis avec plaisir.
Nous devons mourir pour pouvoir naître.
 
L'existence ne nie pas la mort, elle la vénère.
Regarder c'est bénir.
Entendre, toucher, sentir, goûter c'est bénir.

Le corps, l'âme, l'esprit, les fonctions mentales sont une même chose.
L'ignorance, c'est vouloir les séparer.



Pensées de...
Je ne me rappelle plus où j'ai trouvé ces phrases,
il me semble pourtant reconnaître l'esprit incisif de Krishnamurti...

ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 4 octobre 2007

Depuis les cimes


Le panorama  offre


Une vue au sommet.


Dessin-dédicace, expo Samivel du Chateau Saint-Maurice,30 septembre 2007 - anaka©


Regarde ce paysage

Et cette vie, imprenable...



Depuis les arêtes de nos coeurs, parfois un horizon découpe nos existences à notre insu. Des tranches d'instant qui recèlent une éternité, des  failles  de possibles qui ouvrent  à l'inattendu, et se révèle un monde qui ne ressemble plus à hier, ni même à demain. Suffirait-il d'un geste pour faire s'envoler le papillon à l'autre bout de la Terre. Pour réanimer un coeur qui ne battait presque plus, peut-être un geste un seul, oui, mais lequel. Dans cette ignorance se cache le trésor. Quand rien ne demeure d'attente, d'espérance, de désir de sauver à tout prix ou de se battre jusqu'au bout, quand seule survient la fatigue, cette lassitude immense qui embrasse tout dans un silence de pluie. Alors peut-être se met en marche la magie qui nous échappe. Et nous fait renaître. Oh le souffle est haletant, la santé précaire, entre deux une timidité neuve, renouvelée plutôt, on rougirait presque d'un sourire...
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 3 octobre 2007

Mon âme Sieur prends moi

Comme je suis, même trop, même mal

Toi, mon Homme Soeur


A62oct2M7.jpgA6 âme sieur 2oct 2007 anaka ©


Même labouré par tant de...

peurs, tant d'envies, tant de vie



"...Ne vous mariez pas avec un homme avec qui vous pourriez vivre
Mariez vous avec un homme sans qui vous ne pourriez pas vivre

Certains ici et là ne semblent pas avoir d'âme. . .
Comment comprendraient-ils la nécessité pour d'autres d'être avec leur âme-soeur...

Votre Ame-Soeur vous prend comme vous êtes, même trop, même mal,
Même labourée par trop de Vie & d'£nvie..."

(extrait du blog de Marieke...)

ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 2 octobre 2007


Quand même, Quand même.


Il y a dans tout ce grave


Tant de dérisoire ...


A6sept2M7Dial.jpg
A6 22 septembre 2007 anaka ©



Quand on cherche la petite bête

Souvent on trouve un troupeau...





Ne sais plus quoi faire ?                                                  Ne fais rien.                                                             Aphorisme du jour.                                                                                                                                                  Quelle sagesse dans ce mille feuilles de papiers froissés...                 
                                                     Passe un instant de grande grande détresse.

C'est l'incompréhension qui provoque ce creux au centre du cerveau, un trou noir et tout s'effondre en dedans en un clignement d'oeil.                                      
                                  Laver les yeux et dormir. Les rêves galopent en tous sens pour évacuer le stress. Une voiture vole dans les airs, une autre se remplit de boue, un homme voyage avec un petit garçon aux cheveux longs, ils attendent un bateau pour traverser jusqu'à l'île du jour d'avant.     

                         Au matin une gorgée de café dilue la colère sourde.        
Il y a comme un amusement à voir faire et se défaire espérances et déceptions, alternant dans un grand cirque de montagnes russes dont le créateur est d'une imagination sans limite.   
                                                                                                 
                        Un jour une ballade au grand soleil en décapotable, l'existence est une expérience d'une douceur subjugante, fondent les réticences et s'amnésient les moments d'orage en quelques kilomètres sur le bitume.                    
                                            La vie redevient simple, qui s'en plaindrait  ?                                                                         
Mais de quoi est-il fait, celui qui surgit dans la nuit portant  ses idées noires s
ous une cape en drap   de reproches tissés dans des mots rêches.
                                                      Y a-t-il, cachés sous l'oreiller, des mauvais génies en quête de disputes quand les jours sont trop calmes ?                    
               Depuis quelques temps j'ai du me tromper de véhicule : J'ai pris une auto tamponneuse...                              Allez, on rigole, on rigole...                                         

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 1 octobre 2007

Oh elle fond la bête !


Le gros monstre assoiffé


a dilué sa rage


A6sept2M7BeteRose.jpgA6 26 septembre 2007 anaka ©


S'effritent les reproches

Comme des miettes de passé.


Oui elle fond la bête. Le bras qui me pesait tant semblait l'avoir accueilli à demeure. Nichée dans mon épaule elle baillait parfois, écartelant les articulations. Lever le coude semblait inopportun. Aurais-je dérangé son sommeil ou interrompu sa sieste maussade ? Sans force, le membre tremblait de crainte et cessait de prendre, de porter, de tenir, et puis, d'enlacer.
Est-ce le bras qui embrasse qui est resté blessé... Dormir contre mon Autre, je ne peux, c'est le "mauvais côté". Je dois me retourner et contempler une fois encore ma solitude, me raisonner. "C'est bien ainsi." Quand dans mon dos je sens une chaleur soudaine, l'empreinte d'un corps qui s'imprime contre le mien et comme un soleil irradie mon être. Je dors mais le bras est léger à s'en soulever, le voilà qui d'un coup se rappelle qu'il est bras et qu'en haut de l'épaule il y a un corps tout entier qui l'accompagne. Le bras a retrouvé sa demeure, son essence de bras, il semble qu'à présent il pourrait presque se détendre, et accepter le tendre...


Les monstres
 
Il y a des monstres qui sont très bons,
Qui s'asseoient contre vous les yeux clos de tendresse
Et sur votre poignet
Posent leur patte velue.
 
Un soir
Où tout sera pourpre dans l'univers,
Où les rochers reprendront leurs trajectoires de folles,
 
Ils se réveilleront.
 
                           Eugène Guillevic
                                Terraqué (Poésie Gallimard )
un vrai merci à Monique, pour ce poème...

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
blog science sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus