Il a rendu l'âme
Paix à ses gigas neurones
Je goûte une trêve
Ces journées d'août passent à une telle vitesse !
Entre les ateliers, les soirées d'été avec les amis qui fleurent bon les vacances, les filles à la maison joyeuses comme des pinsons, les grasses grasses mat, la présence de plus en plus confiante de mon jack qui semble s'apaiser, enfin.., les ronronnements de Pablo qui prend du poil et du poids, les facéties teckellistiques de Valdo, les chasses au mâle de Paola, les fleurs qui poussent, tombent et repoussent sans se lasser, les pluies dilluviennes qui alternent avec les éclats d'un soleil qui sent déjà l'automne...
L'été tire à sa fin dans les montagnes, c'est un peu tôt, mais inéluctable...
J'ai retrouvé de la joie.
Comme si j'avais passé la porte d'un chateau fort et qu'à présent s'ouvrait un autre paysage. Finis les antichambres sans fin vers une tristesse inépuisable. Comblés les gouffres de solitude et les cachots d'esseulement, les chambres froides et les âtres attiedis... /font>
Me voici comme cheminant sur une lande nouvelle, un espoir végétal...
J'ai du bonheur à cette vie.
Et tant pis pour les ordis en panne, (merci ma fille de me prêter le tien quelques minutes !), les qui-font-la-gueule, les trop-virtuels-qui-s'éclipsent-on-ne-saura-jamais-pourquoi-ce-silence-brutal, cette fin de non-recevoir unilatérale. Fini de me demander ce que j'ai pu faire ou ne pas faire pour que l'un, ou qu'un autre, disparaisse. Parce que s'il s'en va, c'est sans mon coeur à moi, désormais. Lui n'emportera que sa solitude et ses peurs et ses craintes, sur son vaisseau de hollandais volant.
J'aime mon homme d'un amour démesuré.
Parfois seule avant l'endormissement, je respire son oreiller juste pour retrouver ce vertige qui me saisit quand il est là tout proche, quand je hume sa peau, quand je caresse sa nuque d'un geste très lent, et très précis, comme si mes doigts pouvaient ancrer ce souvenir de lui dans mes propres empreintes.
Le reste n'est que littérature.
La réalité n'est pas faite de mots et de fantômes.
Elle est faite d'êtres de chair qui se battent pour que leurs rêves continuent de porter leur pas et de faire flotter leur âme un peu au-dessus de la désillusion et de l'amertume.
Ce présent de chaque jour, je le savoure et le dévore avec cette sensation qu'il n'y a qu'un temps possible pour en jouir pleinement, pour ressentir ce bonheur de l'instant.
Je vis comme si j'allais mourir demain, et jamais je ne me suis sentie aussi vivante.
Commentaires